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La partie des PVs est en reconstruction alors ne vous étonnez pas si tout n'est pas parfait. Si vous avez un doute, n'hésitez pas à nous poser la question ! Changement de version =] Merci d'patienter, il est 01h14 et j'en ai ma claque de changer le css alors je vais dormir je reprends demain xD Merci d'patienter

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I wou'd burn into the hell with you. | Hell

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Andrea L. di Sanseverini

« Je suis beau, je suis riche mais je suis lucide.»


Messages : 82
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Et sinon ?
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MessageSujet: I wou'd burn into the hell with you. | Hell Lun 26 Avr - 12:23

Oh Anna, Anna, Anna, aurais-tu l’obligeance de te taire au moins ? Voilà déjà un bon moment que j’abuse de sa naïveté sans le moindre remord et elle continue de s’enfoncer dans ses délires, comme si ça pouvait m’intéresser un tant soit peu. Elle s’étend sur sa vie, celle de ses amies, de ses parents, de son chat…sans jamais prendre conscience que je m’applique bien plus à apprécier les formes des filles que nous croisons plutôt que lui prêter une oreille attentive. Les déboires familiaux de cette pauvre ingénue de prolétaires ne m’émeuvent guère et pourtant je continue de m’afficher avec elle ou plutôt de la traîner mièvrement à travers les rues de la ville, main dans la main. Je lui souris, serre à peine ses doigts et repars dans mes pensées, parfaitement ailleurs, parfaitement insensible. Je retins un bâillement trop provocateur, devenu las de marcher et entendre sourdement ses babillages, et lui suggère d’aller s’asseoir en terrasse, sans pour autant me soucier de ses envies. Du coup de l’œil je remarque un mouvement d’une tête blonde un peu trop ostentatoire et je ne peux m’empêcher d’y jeter un coup d’œil une fois Anna assise. Hell. Hell et cette fille blonde dont le prénom m’échappe en permanence sans que cela ne m’empêche de dormir. Je sens son regard brûlant sur mon profil avec l’envie terrible de soutenir son regard mais je me contente d’exacerber ma jeune amie en faisant preuve d’une douceur feinte envers Anna. Je ne sais pourquoi le courant ne passe pas entre ces deux là mais ne m’en soucie pas non plus, appréciant d’autant plus le goût de la provocation. Je m’apprêtai à caresser niaisement la joue de ma pauvre proie lorsque je sentis mon portable vibrer. Avant même de lire le message, je tournai instinctivement la tête vers la table d’Hell, assénant au passage sa cruche d’amie d’un regard noir. Hell, chérie, ne cherche pas les ennuis. Tu sais bien combien nous excellons dans le domaine d’outrepasser toutes règles de bienséance. Ma mâchoire se crispe légèrement alors que je porte à nouveau mon attention sur le message reçu. Ma veste. Hideuse. Et ses chaussures à elle, lui ai-je fais remarqué combien elles étaient démodés moi ? Je sers un sourire rayonnant à ma petite amie, satisfait de l’idée qui m’effleure avec allégresse, prenant malgré tout le temps de répondre à ce message tendancieux.

SMS ; Remballe tes fantasmes. Ta jalousie crève plus les yeux que mon mauvais jeu d’acteur. Et va t’acheter des chaussures avant de me parler de ma veste.

Je repose mon téléphone sur la table en commandant deux boissons. Je dus attendre le départ du serveur pour me pencher au dessus de la table, forçant Anna à en faire de même pour l’embrasser le plus amoureusement dont j’étais capable. Et aussi pour provoquer Hell. Je me redressai et tournai discrètement la tête vers elle, passant ma langue sur ma lèvre inférieure avant d’hausser un sourcil. Ma veste est hideuse, mon jeu mauvais mais cela suffisait encore à la faire réagir et c’était amplement suffisant. Je me sens terriblement trahi et pire, ignoré, lorsqu’elle quitte sa table pour rentrer dans l’établissement. Heeeeeell. Tu me le payeras. Je me renfonce dans mon indifférence, sirotant à peine mon café, le regard suivant les aléas de la rue, n’accrochant aucun passant en particulier. J’entends Anna me parler, mais trop habitué à ce qu’elle n’attende de moi qu’un vague assentiment, je ne tourne pas le regard vers elle. Je meurs d’envie de la laisser là à son sort pour partir chercher quelques parts la fille qui fait l’objet de bons nombres de mes désirs. Ma réputation n’est plus à salir, aussi bien ne risquerai-je rien si jamais il me prenait l’idée d’exécuter mes lubies mais Hell est plus dur à saisir que n’importe quelle autre fille, et sans ça elle serait sans attrait, comme les autres. Cette inaccessibilité vient en grande part de nos comportements respectifs. Elle repasse et cette fois-ci je ne cille pas, perdu dans une contemplation invisible. Elle ne s’était pas sauvée mais simplement livrée à une rituelle purement féminin dont seules les filles portant un minimum de fierté ont le secret. Je reviens mollement sur Anna, prenant soin de mimer l’enthousiasme du type passionné et commençai même à engager un semblant de conversation de normal lorsqu’elle commit l’erreur que j’aurai pu provoquer seul et consciemment. Sa main percuta son verre lors de son discours grandiloquent, déversant ainsi la totalité de son cocktail à peine entamé. Je me recule, en soupirant, n’ayant plus besoin de contenir mon agacement l’espace de quelques minutes. Je lève les yeux au ciel et quitte ma place, téléphone en main, prétextant aller me laver les mains pendant qu’un pauvre serveur épongera le liquide, geste qui lui vaudra son salaire minable qui correspond au prix de mes lubies journalières. A peine à l’intérieur, j’adresse un nouveau message à Hell, n’étant pas offensé des propos que nous pouvions tenir.

SMS ; Rapplique à l’intérieur, tu as oublié ton mascara aux toilettes.

Je rangeai mon portable, misant sur le fait qu’elle serait suffisamment aguerrie de mes manipulations foireuses pour comprendre qu’elle n’avait rien oublié mais plutôt que je comptais simplement qu’elle me rejoigne sans plus attendre. Je vins m’adosser au mur , non loin de la porte des toilettes, guettant l’extérieur comme je pouvais, m’assurant qu’Anna n’aurait pas l’heureuse idée de venir m’aider à me laver les mains – je m’attends à tout avec cette fille sans savoir-vivre. Une fille déjà vu dans le cercle que fréquente Hell me passe devant et je ne peux empêcher mon regard de s’attarder sur elle, me souvenant lui avoir fais subir mes lubies. J’esquissai un mince moqueur, patientant sans savoir faire preuve d’une placidité sans pareille. Le calme ne fait pas parti de mes gênes, et encore moins lorsqu’il s’agit d’attendre après le bon vouloir de Miss Kingsley. Les secondes me paraissent sensiblement être des minutes dans ces situations mais l’avantage est qu’Anna peut m’attendre une bonne quinzaine de minute avant de se douter que c’est bien trop de temps pour se laver simplement les mains, surtout pour moi qui ne suis pas oisif de nature.
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MessageSujet: Re: I wou'd burn into the hell with you. | Hell Mar 27 Avr - 1:03

Mon portable vibre et étrangement je souris avant même d’avoir ouvert le message qui provient à coup sur d’Andrea Di Sanseverini. Lui jetant un regard amusé, j’ouvre le téléphone sans le quitter des yeux avant d’émettre un léger rire en lisant le contenu du message. Vexé ? Adorable. Je ne m’en offusque pas, je me connais impulsive, mais pas cette fois, une chance pour lui, le monologue de ma camarade de tablée m’a passablement endormi les nerfs. Je ne lui hurlerai pas dessus devant sa précieuse compagne, avec qui il fricote avec provocation. Je n’irais pas non plus lui rayer sa Porsche même si je dois avouer que j’en crève d’envie. Je croise les bras et repose mon téléphone sur la table sans répondre. Andrea Di Sanseverini a une veste hideuse et ne remarque même pas que sa fiancée porte la même paire que moi. Je jubile devant sa fausse indifférence que contrairement à lui je ne cherche pas à feindre. Je le fixe et souris en croisant son regard, et jouant avec mon téléphone avec provocation. Je ne répondrais pas à cette attaque directe, du moins pas maintenant. J’oublie presque la petite blonde mythomane qui me détaille avec un irréalisme impressionnant les étranges pathologies héréditaires qu’on trouve dans leur étrange famille. L’avantage, c’est que j’en sais beaucoup plus sur George Clooney, de quoi animer les soirées gossip girl entre filles, lorsque le sujet ne dérive pas bien sur, sur l’abjecte italien qui s’amuse de mes nerfs en pensant éveiller en moi une certaine jalousie. Foutaises. Moi jalouse ? De cette fille. C’est à pleurer, jamais il ne me viendrait à l’idée d’envier une fille pareille en particulier parce qu’il ne l’estime pas. De là a dire que je désire son estime, c’est aller trop loin dans l’analyse, je laisse tomber et montre d’imminentes marques de nervosité. Je bois une gorgée de mon cocktail que je n’avais jusque là pas touché, ponctuant ma conversation de « hum, ouais ouais, j’comprends. » très suggestifs.

Nouveau message, encore lui. J’aurais pu montrer quelques signes d’exaspération, mais non ça me divertit, me change des cancer de la moelle épinière du chien du frère de machine ou des histoires de cul d’Andrea qui s’avèrent être souvent des connaissance à moi. Quelle chance. Paradoxalement, il m’intéresse, et c’est terriblement frustrant. J’ai oublié mon mascara dans les toilettes ? Je dois rire tout de suite ou attendre un peu ? Non seulement mon mascara est dans mon sac et je n’ai aucun doutes sur la question, mais ce n’est pas tout. A ce que je sache et je pense pouvoir m’avancer sur ce genre de détail, les toilettes de ce restaurant ne sont pas mixtes. Andrea Di Sanseverini ferait il encore des siennes ou aurait t-il des idées perverses pour rompre l’abominable quotidien dans lequel il s’est enfermé avec sa petite cruche. Je soupire et coupe blondie et ses jérémiades utilisant l’excuse donnée par Andrea pour justifier ma nouvelle fuite. Il y a un moment ou la simple observation ne suffit plus, j’ai envie de jouer, alors jouons. Je me lève et me saisis de mon sac avant de rejoindre l’enjôleur au prénom de fille dans les toilettes des filles, un sourire au lèvres. Alors que je l’aperçois près de la porte, je m’adosse au mur adverse avec un regard de défi couplé d’un sourire. Je sors mon mascara de mon sac et l’agite avec provocation sous le nez d’Andréa.

« Tu voulais me voir ? » Je lui demande un sourire aux lèvres, laissant clairement sous entendre, qu’il ne me dupe pas avec son plan à la noix pour m’attirer ici. « Sache Andrea que je ne jalouse pas une fille que tu promenés bravement comme je promènerais mon golden retriever. D’ailleurs en parlant d’elle, elle a les même chaussures que moi, ça m’étonne que tu ne l’ai pas remarqué ! » Je marque une pause et reprend ensuite toujours souriante. « Mais tu n’as pas répondu à ma question qu’est ce que tu deviens ? Non parce que je dois dire, que quand je te vois à la terrasse de café, je te trouverais presque mignon, t’as fait un virage à trois cent quatre vingt degrés dis moi, t’es heureux au moins, ou ça te manque tes petites frasques, Callie, m’a raconté pour le radiateur. Elégant, mais j’ai bien ris. T’en rates pas une. » J’ai un rictus, et le fixe un instant en souriant. « Elle va s’impatienter. »

Pauvre fille, j’ai de la pitié pour elle, attendant bravement et sagement son petit ami un verre de jus d’orange à la main alors que lui se défoncera la gueule le soir venu avec une autre pour oublier qu’il n’a rien à faire de sa fichue vie comme la plupart d’entre nous au final. Le pire c’est la lucidité. Acheter des sacs, claquer son fric en Dior et en Gucci tout en sachant pertinemment que les gens qui prennent le temps de gambader en forêt et de s’abstraire de la société de consommation ne serais-ce que quelques heures sont bien plus heureux qu’on pourrait l’être, Andrea, moi, ou nos stupides fréquentations. Je ne changerais pas, lui non plus. Cette triste vie aura raison de nous tous. Je souris, aujourd’hui, je m’en fou, l’acidité est une alternative comme une autre. Bien sur j’aurais pu partir, laisser ma mère se détruire la santé, passer des heures seule dans le salon à vider les bouteilles de rouge sous prétexte qu’elle sont excellente et hors de prix, puis passer à la vodka parce que ça tape plus fort, mettre de l’orange pour donner l’illusion qu’il s’agit d’un simple cocktail pris pour la détente, fuir ce regard hagard et vide qu’elle m’impose à longueur de temps, fuir cette maison, me retirer ailleurs, arrêter de boire, et de m’envoyer en l’air avec n’importe qui au nom d’un mal être insoluble dont je ne suis pas la seule victime. Lâchement, je reste, prisonnière d’un jeu idiot, qui consiste à feindre la superficialité, m’enfermant dans une routine qui ne me ressemble pas. Je relève les yeux vers Andrea, ce type qui s’emmerde assez pour avoir une copine et en attacher une autre radiateur. Je le fixe, et je ris, une nouvelle fois, me demandant quel plaisir pervers, il a bien pu retirer.
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Andrea L. di Sanseverini

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MessageSujet: Re: I wou'd burn into the hell with you. | Hell Mar 27 Avr - 12:20

Deux minutes de plus et j’abandonne. Deux minutes de plus et je me barre, abandonnant le jeu avec cette fille à papa à la vie si similaire à la mienne. Je ronge péniblement mon frein, tentant de trouver une quelconque distraction dans l’observation de mon environnement lorsqu’elle apparaît dans mon champs de vision, m’arrachant un mince sourire de triomphe. Je sous-estime trop souvent Hell. Elle peut répugner mes excuses de mauvais goût, elle daigne toujours à venir vers moi, pour la plus grande satisfaction de mon ego. Elle s’adosse au mur en face et par provocation, sort son mascara que j’avais prétexté avoir pour la faire se lever et quitter cette fille blonde insignifiante. Sa phrase me fait rire doucement, loin à présent de tous les sourires figés et rires faux que je peux servir lorsque la situation le requiert. Son golden retriewer. Je serais sans doute plus apte à promener cette pauvre bête plutôt qu’Anna je dois dire et si beaucoup de choses me laissent indifférent lorsqu’il s’agit des remarques acides d’Hell, seul un détail m’échappe et je ne supporte guère qu’elle soulève le sujet à chaque fois. Si personne ne comprend pourquoi je reste officiellement en couple avec Anna, il en va de même pour moi et je prends pourtant un malin plaisir à la tromper sans ressentir la moindre gêne comme s’il s’agissait là d’une routine me concernant. Je sais, et ce depuis longtemps, que je ne suis pas fais pour les relations durables et fixes où l’on se doit de se montrer amoureux chaque jour qui passe, faire plaisir à la personne avec qui on est et pire encore, se forcer à changer un tant soit peu pour la satisfaire. L’idée de devoir me soumettre à des actes niais dans le but de satisfaire une autre personne que moi, et ce en froissant mon ego, me révulse et c’est ça qui me pousse à entretenir des relations d’un soir, d’une nuit, où j’appose de temps à autre ma touche personnelle qui ne manque pas de faire des émules parmi les jeunes drogués que nous fréquentons tous dans notre monde fait d’or, d’alcool et de poudre blanche.
Un vague rictus déforma ma bouche lorsqu’elle m’annonça que ma petite amie portait les mêmes chaussures qu’elle. Soit, soit, à la bonne heure, je sais qu’Anna n’a pas de goût, ce n’est pas nouveau ; et la question revient alors de savoir ce que je fous avec elle et pourquoi je m’obstine à la promener en ville une à deux fois par semaine. J’aurai pu taper dans un choix plus riche, plus stupide mais avec un père pour payer les caprices de shoping qui apporteraient au moins des tenues convenables. Mais non. Taper dans cette gamme c’est taper dans le cercle sociale – on va appeler ça comme ça – d’Hell et cela revient à s’empêtrer avec une fille aux fantasmes parfaitement banaux qui m’ennuierait encore plus vite que la présente petite amie. Cela reviendrait aussi à entretenir une relation explosive car c’est semer la zizanie dans un groupe de filles qui partagent toutes les mêmes envies et seraient capables d’envisager de s’entretuer par jalousie. Anna a quelques amies dans ce monde mais tellement peu qu’on ne peut pas dire que cela porte préjudice à quiconque. Les autres bavent, geignent, écument et maudissent cette cloche moins riche qu’elles mais au moins, elles peuvent lui casser du sucre sur le dos en restant toutes plus ou moins d’accord sur un fait : « Andrea est un connard qui se fout de notre gueule. ».
J’haussai les épaules, indifférent à cette remarque, maintenant mon idée que ses chaussures ne me plaisaient pas.

« Je promènerai volontiers ton retriever Hell… Je le prendrai en même temps que l’autre si tu veux, ça leur fera prendre l’air tous les deux. Et… Anna n’est pas une référence en matière de fringue alors ce genre d’argument ne penche pas du tout en ta faveur… »

La suite m’arrache une bouffée d’arrogance que je noie dans le silence l’espace de quelques secondes. Heureux. Comment pourrais-je être heureux ? Le fait que je m’affiche en couple n’a rien avoir avec mon bonheur propre. C’est simplement pour flatter ma fierté et mon ego que de voir toutes ses filles qui maudissent Anna. Cependant elle se rattrape en quelques mots. Le radiateur. Mon sourire s’élargit et ma gorge vibre légèrement d’un rire tut. Oui, le radiateur. Et bien quoi ? J’ai bien le droit à quelques extravagances perverses qui marquent les esprits et je suis sans doute certain que cette fille ne me reviendra pas de si tôt dans les pattes.

« Rien n’a changé, seulement des fois je suis de corvée et je dois passer voir Anna, descendre de mon piédestal, sortir en ville et briser quelques cœurs mais si cette fille…-c’est quoi son nom déjà ?- a pu te raconter cette…anecdote, c’est bien la preuve que je mène une vie peu différente de la précédente. Mais je dois reconnaître que dans mes moments d’astreintes, mes frasques me manquent terriblement… » Je marquai une pause, quittant mon mur pour me rapprocher d’Hell et m’adosser à ses côtés, fixant le mur d’en face. « Ris bien, tant que cela arrive aux autres, on s’en fout et je n’ai pas fini de trouver des idées pour tourner en ridicule ces filles… »

J’haussai à peine un sourcil. S’impatienter ? Anna ? Non. Brave bête. Je me contentai de soupirer pour toute réponse, avouant dans ce simple souffle tout l’ennui dont je pouvais souffrir avec cette fille. Mes soirées n’étaient plus sept fois par semaine mais quatre, à mon grand damne, sauf jour de chance, pour peu qu’Anna ne soit malade. Dans ce genre de cas je me permets de la laisser, qu’elle soit mourante ou non, pour rejoindre le lieu le plus branché du moment et finir la nuit défoncé à toutes sortes d’alcools et de drogues possibles, avec une ou plusieurs filles à mettre dans mes draps. Je dérape vers cette limite de non contrôle mais je ne regrette jamais, quelque soit le mal dont je peux souffrir ou quelque soit le nombre de gens que j’ai pu faire souffrir en une soirée. Je me redressai légèrement, venant faire face à Hell, affichant un léger sourire en coin, n’appréciant jamais de dévoilant la totalité de la dentition comme ces crétins qui font de la pub pour des dentifrices spécial blancheur qui ne sont pas plus efficaces que des bains de bouche à la vodka. J’attrape doucement son poignet droit pour prévenir de toute gifle cinglante qui pourrait laisser des doutes à Anna sur le fait que je me suis uniquement lavé les mains, et ai posé mes lèvres sur les siennes pour l’embrasser sans faire preuve de la moindre gêne. Oui, je m’ennuie cruellement et céder à mes caprices est encore ce que je fais de mieux. Je mis fin au baiser avec un certain regret de savoir que je ne pourrais en aucun cas finir déchiré en sa compagnie, avant d’approcher mes lèvres de son oreille pour lui souffler :

« Tu sais Hell, que finir attachée au radiateur par Di Sanseverini n’est pas très flatteur mais à trop tenté le Diable, tu finiras sans doute par te retrouver menottée je ne sais où, simplement pour satisfaire quelque plaisir pervers et sadique venant de moi… »
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MessageSujet: Re: I wou'd burn into the hell with you. | Hell Mer 28 Avr - 2:09

J’arque un sourcil vaguement amusée. Tant de provocation de ta part Andréa Di Sanseverini témoigne d’une grande frustration. La blague sur la veste lui a pas plus okay, mais est ce réellement une raison pour attaquer aussi sévèrement une paire d’escarpins Gucci ? Non. De plus que peut bien connaître un mec comme lui de la mode en ce qui concerne les chaussures. De toute évidence ce ne sont pas celles de sa dîte copine qui l’intéressent, alors à moins bien sur qu’il n’y ai pas que le prénom qui soit androgyne chez lui et la fascination pour les toilettes féminin, je ne vois pas. En somme, je ne suis pas vexée non, ce n’est pas sur la mode qu’il risque de m’atteindre, la veste et la copine qu’il arbore avec cette fierté audacieuse montre bien à quel point on ne peut pas faire confiance aux goûts d’ Andrea Di Sanseverini. Nous nous jaugeons du regard, nous défions, et j’aime ce jeu proprement pervers qui s’installe entre nous, comme une partie d’échiquier entre fin stratèges, entourés de vulgaires pions utilisables à souhait pour servir le jeu. Lui a sa cruche, et il n’est pas sans savoir la profonde exaspération qu’elle m’inspire, moi je ne peux compter que sur moi même pour l’instant n’ayant pas a disposition de petit bourge premier de la classe plein aux as. Tout aurait pu se passer avec Andrea de façon absolument banale, nous aurions couché ensemble, il m’aurait jeté, ou je l’aurais jeté, l’un de nous se serait dévoué et on se serait contenté de se haïr cordialement. J’aurais débité tout un tas d’injures sur son compte avec la folasse mythomane et mon cercle d’accrocs à Chuck Bass. J’aurais pesté doublement contre sa conne aux bouclettes parfaites et puis j’aurais fini par oublier, noyant ma frustration dans une de mes addictions de prédilection.

Des types comme Andrea, y’en a des tas, et pourtant dans son affolante banalité donjuanesque, il reste différent, exerce une certaine fascination sur moi quoi que j’en dise. Son regard malgré son indiscutable condition de connard né, n’es pas inexpressif, et je me plais à l’observer tout bonnement, essayant de trouver du sens a ce personnage pour le moins étrange. Andréa Di Sanseverini, un cas à part dont je ne suis hélas pas la seule à soulever la problématique. Bien incapable de se satisfaire de quelques groupies et admiratrices fervente Andrea cherche à obtenir ce qu’il ne peux pas avoir, se lassant sûrement de tout comme je peux bien le faire maintenant des banals cajoleurs et poufs griffées anorexiques shootées au anxiolytiques, parce que le grand mal de ce monde c’est la dépression. Bidule a largué Machine pour truc, Machine compte se jeter du London Bridge, Machine connaît rien de la vie et veut déjà en finir. Demain machine tombera amoureuse d’Andrea et commencera la coke. Alors je me foutrais de sa gueule, parce que toute les filles qui fantasment sur A. finissent camées à descendre des mojitos au bar lounge du coin, désillusionnées. Leur ambition c’est devenir la nouvelle Anna, grand bien leur fasse, ça me répugne, il utilise cette conne, mais il n’en a besoin que d’une, moi dans tout ça, j’ai déjà tellement mauvaise réputation qu’Andrea serait bien incapable d’y changer quelque chose. Si son comportement m’irrite parfois, je dois admettre qu’il est bien le seul connard qui ne manque pas de lucidité. Andrea, c’est le connard intelligent, celui qui joue avec les filles comme il jouerai au poker et qui pourtant semble se délecter avec une facilité déconcertante de toutes les jérémiades qu’incombent un cœur brisé de fille qui aime pour la première fois. Une nouvelle fois sa remarque me fait rire et j’imagine bien l’une de mes amies en pleine crise cardiaque en voyant Andrea promener mon chien en même temps que sa copine.

« Et je te fais un chèque de combien pour ces bons et loyaux services ? » Je ris, avant de lui poser une question qui me brûle les lèvres, de la façon la plus détachée possible. « Je me demande pourquoi tu restes avec elle, c’est pas comme si tu manquais de choix ici à Londres, tout mon répertoire ne jure que par Andrea Di Sanseverini, ma voisine de table par exemple, après s'être tapé Pattinson je suppose qu'elle adorerais que tu l'attaches au radiateur, de quoi varier ses mensonges, Clooney comme futur ex-beau père ca t'interesse pas ? »


Je repense à cette pauvre fille, sans public assise seule à une table pendant que sa dite amie échange avec l’homme de ses fantasmes, tuant le temps en jouant à Tumbling Dice, sur son téléphone. C’est triste. Andrea lui me raconte ses frasques, et j’aime à lui laisser penser qu’il m’ennuie en jouant avec une de mes mèches pendant qu’il me raconte sa vie avec Anna, puis il se rapproche, m’énonçant ses plan machiavéliques pour briser le cœur d’une quantité de filles Je hausse un sourcil, lève les yeux au ciel et soupire et alors que je ne calcule pas particulièrement ce qui m’arrive, l’effronté s’approche de moi et m’embrasse sans la moindre retenue. Moitié choquée, moitié sonnée, je finis par lui donner un petit coup de sac pour le repousser.

« Andrea, t’es en promenade voyons, sois sage ! Et puis, c’est trop facile pour toi, tu dois vraiment t’ennuyer, si ta lubie actuelle est uniquement de briser les rêves de ces filles pas franchement évoluées. » J’aurais pu hurler mais non, je souris encore me mordillant la lèvre inférieure. Je m’écarte de lui et passe ma main dans mes cheveux pour me recoiffer de façon approximative. « Je voudrais bien rester là à t’embrasser devant les toilettes pour femmes, mais ma copine mythomanes à encore des tas de trucs à me raconter, mais on peut se voir après si tu veux, quand t’auras terminé de sortir le chien ! »

Je lui adresse un sourire éblouissant colgate smile avant de tourner les talon pour regagner ma table ou m’attend un cocktail encore plein. J’en avale une traite tandis que mon amie, me demande ce que j’ai bien pu faire pour m’être montrée aussi longue. Je ne répond pas et bois encore, alors que j’aperçois déjà ce cher Andrea
et son faux air innocent qui rejoins la table de sa dulcinée, ce qu’il peux m’agacer lorsqu’il fait ça devant moi. Je lève les yeux au ciel, et reprend une gorgée.
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Anna J. Harker




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MessageSujet: Re: I wou'd burn into the hell with you. | Hell Mer 28 Avr - 12:50

Andreaaa. Aujourd’hui, c’est jour de notre sorti hebdomadaire. Nous allons parfois au parc, quelques fois dans un bar, mais en général, nous restons à marcher dans la rue, main dans la main, comme le parfait couple d’amoureux que nous sommes. Que demander de plus ? Oui, toutes les filles qui nous voient ainsi l’un avec l’autre, unis par un amour plus fort que tout sont jalouses de moi. Moi qui marche au bras d’un homme plus que parfait, moi qui suis heureuse avec lui… Et j’aime ça. Je l’aime, il m’aime, cela me suffit amplement pour le moment. Un jour peut être finirons nous mariés avec trois enfants, et un golden retriever, c’est gentils ces bestioles. Nous vivrons dans un charmant petit cottage dans le Vermont, parce que franchement, le Wisconsin c’est pas ce qu’il y a de mieux pour vivre une idylle romantique au possible. Nous posséderons aussi un grand appartement luxueux sur Londres, où nous pourrons passer des vacances en amoureux sans les enfants, qui resteront chez mes parents. Quoique. J’hésite à les laisser là bas, car on ne peut pas dire que mes géniteurs soient ce que l’on fait de mieux niveau attention, avec l’éducation de fer que l’on a reçue avec mon frère. Au pire, nous embaucherons une charmante nounou qui s’occupera très bien d’eux pour deux semaines. Je nous vois très bien finir nos jours ensemble dans notre charmant petit cottage du Vermont, les enfants viendraient pour les vacances avec nos petits-enfants si mignons, que nous gâterons à Noël et pour leur anniversaire. Oui, l’avenir vu sous cet angle est particulièrement enchanteur.
Nous marchons dans la rue, tandis que je lui raconte ma vie dans le détail, comme d’habitude. Il est si attentif, si gentil, si charmant, si si si… Si parfait en fait. Et c’est le mien, mon Andrea chéri. Je comprends la jalousie des autres, et elles ont beau raconter des ragots tous plus vicieux les uns que les autres à son sujet, je sais parfaitement que ce ne sont que des tissus de mensonge. Elles ne connaissent pas mon Andrea comme je le connais, si doux, si tendre, si attentionné… Aaah, comme je l’aime !

« Hier j’ai reçu un SMS de mon père, qui me souhaitait mon anniversaire. Je ne lui ai pas fait remarquer qu’il avait encore confondu ma date de naissance avec celle de mon frère. Non mais tu te rends compte ? Il en va jusqu’à confondre les anniversaires de ses deux enfants ! C’est incroyable quand même, je n’arrive pas à le croire. Mais ça devient tellement fréquent avec lui que Walter ne s’en est même pas étonné quand je le lui ai raconté. Et ma mère je n’en parle même pas, elle a carrément oublié qu’elle avait mis mon frère au monde ce jour là ! Je ne sais pas, mais quand même ce genre de chose, ça ne s’oublie pas non ? » Il me sourit tendrement en me serrant légèrement la main, ce que j’interprète comme de la compréhension. C’est ça qui est particulièrement agréable avec lui, c’est qu’il n’a même pas besoin de parler pour que je comprenne ce qu’il pense. On communique comme ça. « Même le chat est plus attentionné qu’eux. Oh tu aurais dû voir ça hier, quand Walter est passé à la maison, à peine s’est-il assis que Kitty lui a sauté sur les genoux, et s’est blotti tout contre lui ! C’était siii mignon, je t’assure ! »

Il me propose alors d’aller en terrasse, ce qui tombe à pique car mes nouvelles chaussures commencent à me faire mal au pied. Elles sont très belles, mais neuve, et c’est la première fois que je les mets. Nous allons donc nous asseoir à la terrasse d’un petit café de la ville, et je remarque qu’Emily est assise à la table d’à côté. Mais il faut croire qu’elle se trouve en excellente compagnie, car elle ne remarque même pas mon arrivée. Et comme je ne compte pas laissé mon Andrea seul à une table ne serait-ce que quelques minutes, je laisse passé, attendant patiemment que nos verres qu’il a si gentiment commandé arrive. Vous comprenez, dans un endroit pareil, et irrésistible comme il est, on n’est jamais à l’abri de l’arrivée intempestive d’une sale garce de serveuse qui se croit mieux que les autres, ou du moins bien assez pour penser pouvoir ne serait-ce qu’intéressé mon Andrea alors que je suis à ses côtés. Il y a vraiment des filles stupides dans ce bas monde. Je continue de parler, comme j’en ai l’habitude, m’arrêtant cinq minutes pendant qu’il regarde son portable sous la table, chose que je remarque malgré sa discrétion. Qui donc peut bien s’amuser à nous déranger en un si bel après midi ensoleillé ? Les gens ont de ces idées parfois... J’espère que ce n’est pas encore une de ces filles qui pensent pouvoir le détourner de moi, en allant carrément jusqu’à offrir gratuitement leur faveur à mon Andrea. Oui, quand on est la petite amie d’un homme si parfait, on se rend que la population féminine est constituée en majeur partie de sale garce qui se croit tout permis, tout ça parce qu’elle sont jalouse, frustrée et insatisfaite dans leur vie et leurs désirs quelconques. J’ai déjà dis que je les trouvais complètement stupide et sans cervelle ?
Je suis tentée de lui poser la question, de lui demander qui donc a bien pu lui envoyer un message, mais ce serait remettre en doute la confiance que j’ai en lui. De toute façon, il coupe court à mes tergiversations en se penchant au dessus de la table pour m’embrasser longuement comme lui seul sait le faire. C’est comme s’il avait compris par je ne sais quel moyen les questions que je me posai il y a cinq minutes, et que pour me rassurer de son amour pour moi il ait choisi de m’embrasser. Pas besoin de millier de paroles, nous nous comprenons. Enfin pour sa part, car personnellement, j’avoue que j’ai toujours eu beaucoup de mal à retenir ma langue, malgré tous les efforts de mes parents pour faire de moi une petite fille silencieuse qui sait se tenir en société. Dans certaine situation, je sais me taire, mais la plupart du temps je n’y arrive pas, surtout en présence de mon Andrea qui montre un intérêt particulier pour tout ce que je peux lui raconter. Des fois je me demande comment il fait, car moi-même je ne supporte pas les monologues dérisoires d’Emily, qui me raconte sa vie dans le moindre détail, ce qui a le don de m’énerver parfois, en particulier si je n’ai pas bu quelques verres auparavant. Sûrement une de ces preuves d’amour les plus flagrantes. Je prends une gorgée de cocktail avant de reprendre où j’en étais avant qu’il ne m’embrasse.

« En ce moment, je ne comprends plus Walter. Il n’arrête pas de me parler d’une fille dont je ne me souviens plus le prénom, un truc de dessin animé je crois, qui serait soit disant la femme de sa vie, qu’il est le seul à pouvoir lui apporter le bonheur sur Terre, tout ça alors qu’il n’a couché qu’une seule fois avec après qu’il se soit complètement retourné la tête avec l’alcool. Depuis, il n’a même plus de nouvelles, la fille est partie de chez lui avant même qu’il se réveille ! Encore une sale garce insatisfaite qui croit se combler dans la diversité... Je ne la connais pas mais je la déteste déjà ! » Je fais un fichu mouvement de la main dans mon agacement, renversant mon verre par la même occasion, qui inonde toute la table, le liquide se dirigeant dangereusement vers mon Andrea, qui recule en soupirant. « Oh mince, excuse moi mon amour, mais c’est cette histoire, ça me met dans tout mes états ! »

Du coup, il se lève pour aller se laver les mains, me laissant là. Il ne me reste plus qu’à attendre patiemment son retour, je commande un nouveau verre au serveur qui vient d’essuyer la table. J’ai tout le temps de contempler ma meilleure amie, dont la compagnie a également désertée, mais elle ne me voie toujours pas, la tête plongée dans son portable. Je lui ferai payer plus tard, d’une quelconque manière. Je regarde autour de moi, cherchant une quelconque distraction dans les alentours, trouvant que mon Andrea chéri met beaucoup de temps pour se laver les mains. Bah, il y a peut être du monde aux toilettes en une si belle journée, les gens sont de sortis. J’hésite quand même à me lever pour aller voir où il en est, mais c’est inutile, car il me rejoint pour s’asseoir à notre table, se retournant une fois de plus pour jeter un œil à la table d’Emily. Il connaît peut-être la personne qui boit un verre avec elle, mais il n’ose pas aller lui dire bonjour parce qu’il est avec moi. Comme c’est mignon et gentil de sa part ! Je vois là un bon moyen de me venger de l’ignorance de ma soit disant meilleure amie, je me lève donc, me saisissant de la main de mon cher et tendre pour l’obliger à se lever.

« Tiens, j’ai remarqué Emily à la table d’à côté, si on allait lui dire bonjour ? En plus, tu sembles connaître la fille qui l’accompagne, tu n’arrêtes pas de te retourner depuis tout à l’heure. »

Je me dirige donc vers la table en question, main dans la main avec mon jules, et m’assoies en face de mon amie, laissant mon Andrea prendre place à mes côtés.

« Bonjour, comment vas –tu ? » Puis je me tourne vers sa compagnie. « Je ne crois pas que l’on se connaisse, moi c’est Anna, et toi ? D’où connais-tu Andrea ? » J’essaie de parler le plus joyeusement possible, sans laisser trace de l’inquisition que je suis en train de faire.
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Andrea L. di Sanseverini

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Et sinon ?
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MessageSujet: Re: I wou'd burn into the hell with you. | Hell Mer 28 Avr - 21:06

Et vlan. Prend ça Andrea di Sanseverini. Mais oui, pourquoi ? La question reste entière, quoi que je puisse dire pour ma défense. Je regarde Hell, troublé qu’elle me pose cette question de front puis détourne le regard, affichant une moue de dégout vaguement triste sans en avoir véritablement conscience. Il est vrai que je ne me demande pas assez souvent ce que je fais avec cette cruche qui m’ennuie profondément et me désespère sur tous les points. Son physique n’a rien d’extraordinaire, son compte en banque parait bien minable comparé à ceux de mon répertoire, elle n’a pas une famille exceptionnelle qui pourrait sauver la mise, aucune renommé, aucun prestige, aucun goûts, aucun fric. Cette idiote n’a rien pour elle, si ce n’est moi, quelques jours par semaine lorsque j’accomplis un acte de bonté qui me coûte cher. Elle n’est pas méchante, elle n’est pas une de ces filles qu’on pourrait vulgairement qualifier de « en chaleur », elle ne fantasme sur personne en particulier, elle n’a pas un job hors du commun ni même des connaissances qui pourraient correspondre à mon propre monde si restreint.
Je pose à nouveau mon regard sur Hell, n’ayant pas de réponse à lui donner. J’aurai pu dire que j’aimais la jalousie qui faisait mousser les autres filles mais en restant scandaleusement célibataire et inaccessible de façon simple, j’étais tout autant provoquant, si ce n’est plus. Je conforte uniquement ma réputation de salaud, de type sans cœur, sans remord mais qui ne manque pas de ressources lorsqu’il s’agit de faire souffrir les autres.

« Si tu savais Hell… »

Je n’ai pas mieux. Si je savais moi-même, cela pourrait être un bon début. J’élude la question tout comme je change de filles toutes les nuits, préférant encore ne pas m’attarder sur un détail pareil qui vient à me coûter cher en carnet d’adresse. Chaque jour je dégage des gens, je change d’adresse de messagerie, j’oublie des personnes futiles, en rencontre d’autres puis oublie leurs visages dans le reflet de mon verre de vin millésimé, sortant un prétexte inutile pour déguster de l’alcool. Je me lave les mains de toutes actions malsaines et ne vois plus le mal dans tout ce qui porte à amenuiser ma longévité. Je finis défoncé trop souvent pour faire de vieux os et pourtant cela ne me dérange pas. Au XIXème siècle on parlait d’un mal du siècle, mais le mal de notre société c’est la consommation. Consommation de carburant. Consommation de fric. Consommation d’OGM, de poudre blanche, de vodka, de vin, de champagne, de faste, d’or, d’antidépresseurs, de lèche-vitrine. Consommation humaine, consumation sociale et économique. Je fais parti de cette génération qui n’en a rien à foutre de la crise qui met à la rue plus d’une famille et nous prenons les journaux télévisés pour des navets cinématographiques où les plans sont de mauvais goûts, les acteurs minables et les actions trop mélodramatiques pour nous arracher ne serait-ce qu’un rictus ; puis on coupe l’alimentation du grand écran, préférant se perdre dans les nouvelles collections de Dior plutôt que de regarder des pubs pour des sous-marques pour des sous-prolétaires, pour des sous classes sociales. Sous, sous, sous. Nous en revenons au fric. Avant les jeunes étaient peace and love, ou bien encore sexe drogue and rock’n’roll. Nous, nous sommes alcool, sexe et fric. La dépendance fait partie de notre quotidien, le poison de nos vies étant notre seul remède pour ne pas nous lasser de notre vie bourgeoise.

« Cette blonde est sans le moindre intérêt. Anna au moins a son utilité…Même si c’est très rare, mais elle non, même pas…Elle divaguerait dans ses mensonges pour tenter de provoquer des sensations et même si je me contentais d’embrasser cette …chose, elle s’inventerait alors toute une vie là-dessus et me voilà marié. Non, non, désolé Hell, je ne peux rien pour toi avec celle-là, j’ai déjà bien assez à faire avec l’autre cruche qui croit en ma perfection et la pureté du sentiment que je lui porte. Soit dit en passant, elle n’a pas tort, mon mépris est aussi pur que la drogue que je suis capable de me procurer mais je crois plutôt qu’elle rêve d’amour parfait, d’enfants, de brave chien et d’une maison de vacances…Enfin, tu vois le genre, pas besoin de faire un tableau d’elle. »

Son coup de sac, au lieu de froisser ma fierté, m’amusa sans que je comprenne réellement pourquoi. Un rire résonna puis je secouai doucement la tête. Moi ? En promenade ? Soit. Mais sage, non. Je connais beaucoup de mots, et certains que je ne viens qu’à poser dans une phrase que de façon inopinée trois fois de l’an ; nonobstant cela, le mot sagesse m’échappe sans fin et je ne me tue pas à lui courir après… Je lui rends un sourire franc, sachant qu’elle avait parfaitement raison en ce qui concernait mon ennui, surtout que je n’avais pas pu sortir les soirs précédents, sans cesse dérangé par Anna qui m’appelait pour savoir si tu vas bien mon amour, et ne pouvant pas me montrer cassant directement je me retrouvais toujours profondément frustré de devoir passer des heures au téléphone pour l’entendre me raconter des choses dont je n’avais cure. Elle se détourne, me laissant sur ma fin sans pour autant me décevoir dans sa façon d’être.

« Avec plaisir… », Soufflai-je pour moi-même sans me défaire de mon sourire.

Je m’accorde quelques secondes de répit pour mieux revêtir ce masque d’innocence parfaite qui suffit à satisfaire ma petite-amie limitée et regagne la table, serein et parfaitement à l’aise, sachant que même si elle me posait une question, je pouvais compter sur mon amabilité à lui servir un mensonge parfaite plausible de son point de vue restreint. Je m’excuse brièvement de ma lenteur, lui servant un de ces sourires charmeurs qui suffisent généralement à la faire taire mais aujourd’hui, elle se montre plus sotte que jamais. Je fronce les sourcils lorsqu’elle me prend la main, m’attendant encore à ce qu’elle me raconte quelque chose d’une mièvrerie inégalable mais non, elle a bien pire pour moi. Emily. C’est donc comme ça que s’appelle cette blonde ? Merde. Hell. Je feins une légère gêne qui ne la coupe pas pour autant dans son élan alors qu’elle se lève.

« Oh mais Anna on n’est pas obl… »


Et puis si. Elle me tend la perche pour pousser la provocation à son comble. Retrouvant mon assurance, je prends mon verre et laisse Anna me mener jusqu’à cette table. Je pose mon verre, la laissant prendre place en face de son amie et glisse un sourire amusé à Hell. Oh oui, je suis bel et bien innocent cette fois-ci. Je l’embrasse sur la joue comme pour la saluer pendant qu’Anna s’adresse à l’autre, avant de réaliser que cette dernière pourrait quasiment être jalouse car il m’arrive de lui dire encore moins bien bonjour que je ne peux le faire avec elle. J’adresse un simple signe à cette fille que j’aurai oublié une fois parti de là puis m’assois à mon tour, me plaçant en simple informateur. Mon sang ne fit qu’un tour lorsque j’entendis la question d’Anna. Mais quelle conne celle-là. Elle a un don inouï pour s’intéresser à ce qu’il ne faut pas.

« Anna…, grondai-je doucement avant de lever les yeux au ciel, tu sais très bien que je connais beaucoup de gens alors si tu devais savoir comment j’ai rencontré tout le monde, tu n’aurais pas fini… »

Un sourire doux, un simple effleurement de sa joue du dos de la main puis la fuite du regard. Je hais la tendresse forcée. Ma mâchoire se crispe une fraction de seconde puis je retrouve ma nonchalance habituelle.

« Anna…Je te présente Hell, une …très bonne amie. »

Je m’étire doucement, laissant ma pseudo-copine à ses babillages coutumiers, la connaissant suffisamment pour savoir qu’elle allait noyer Hell sous les questions stupides et tout un tas de blabla inutile qu’elle jugera intéressant pour faire connaissance. C’est en étendant mes jambes que je pris conscience que je pouvais aisément tenter de déstabiliser ma très bonne amie, sans pour autant que ma compagne ne remarque quoi que ce soit, trop occupée à parler. Un léger sourire provocateur étira mes lèvres. Je posai une main indifférente sur le genou d’Anna pour m’assurer de son aveuglement et entrepris de jouer distraitement avec les pieds d’Hell, m’intéressant parfois à la conversation. J’ai toujours adoré déranger les gens en face de moi et plus particulièrement les filles, sachant combien pouvaient être sensible à ce simple contact inoffensif, glissant tantôt sur la jambe, tantôt n’étant plus qu’une simple distraction pour moi-même.

« Dis-moi Hell…Qu’est ce que tu deviens toi ? Je ne savais pas que tu connaissais…la meilleure amie d’Anna. »

Je pris mon portable, prenant plus de précaution que la première fois, ayant l’idée proprement dégueulasse d’embrasser ma copine alors que j’écrivais le sms dans son dos sans qu’elle ne se doute de rien. Il me fallut peu de temps le rédiger, et à cet instant là, je bénis le mode T9 de ce portable à la pointe de technologie qui gardait ces petits côtés pratiques. Je jetai un bref coup d’œil à l’autre blonde pour m’assurer qu’elle ne me dénoncerait pas lâchement. Non, cette fille est forcément hypocrite. Je la connais. Hell la connaît. Donc elle ne peut être honnête. Évidemment le message était destiné à la seule qui était encore capable d’attirer mon attention à cette table.

SMS
: Ce soir. Donne-moi une heure et je passe te prendre. Je t’emmène où tu veux tesoro*



* chérie x)
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MessageSujet: Re: I wou'd burn into the hell with you. | Hell Jeu 29 Avr - 12:15

Retour en terrasse amusons nous, le round two est lancé. Andréa réapparaît dans mon champ de vision et tout de suite sa petite cruche l’assaillit de ses minauderies habituelles. Si le tableau est plus ou moins gerbant, je ne détourne pas la tête pour autant, admirant le comique de la scène. Le prince charmant Di Sanserverini après une excursion traînée en longueur dans les toilettes féminins revient en force, plus doux et aimant que jamais après en avoir embrassé une autre et s’être mangé un sac Burberry en pleine face. Pire, le labrador d’Andrea crée la surprise et a la brillante idée de s’avancer vers nous. Je hausse un sourcil. Aurait elle remarqué la trace de rouge à lèvres au coin des lèvres de son Apollon ? Non. De toute évidence il s’agit bien d’un sourire franc qu’elle affiche en s’avançant vers, Emily. Dieu ! Elle se connaissent, quelle abjecte trahison. Je lance un regard entendu à Blondie qui laisse entendre que la vie de Pattinson est bien moins intéressante que tout ce que je compte lui faire cracher dès le lendemain. Reprenant un sourire pour le moins hypocrite, je salue vaguement la potiche qui prend place auprès d’Emily. Nous avons de la compagnie, quelle chance. Je sors mon cosmo, quelque chose me dit que je vais bien reprendre un verre. Je tourne les pages nerveusement sans trop prêter attention à la collection printemps été qui défile devant mes yeux.

Et là c’est le drame, du moins presque. La petite Anna me pose LA question, ou plutôt celle qu’il n’aurait pas fallu me poser. Un grand sourire naît au coin de mes lèvres tandis qu’Andrea ose déclarer que nous sommes très amis. Evidemment, il est de notoriété publique qu’Andrea et moi organisons chaque semaine de graaaandes et épuisantes journées shopping dans le contre de Londres comme le font les meilleurs amis du monde ! Prenant un verre de jus d’orange sur une terrasse, moi lui donnant des conseils de nanas pour entretenir la flamme universelle et immuable de l’amour qu’il porte à la charmante demoiselle qui me fait subir un interrogatoire de police. Si cela semble innocent, entre filles, on se comprend. Je jubile. Andrea me connaît imprévisible et autant dire que je suis tout à fait capable de répondre sincèrement à cette question. Je m’amuse de sa nervosité et ris plussoyant mentalement ce qu’il vient de dire à propos du fait qu’il ne valait mieux pas savoir comment il rencontrait ses amies, je tourne une page de cosmo et lève les yeux vers Anna.

« Andréa et moi nous sommes rencontrés en boite, on a descendu quelques bouteilles de champagne, quelques tequilas et rails de coke, ensuite on a couché ensemble et décidé d’oublier ça et de devenir les meilleurs amis du monde. » Je marque une pause, une très longue pause avant de reprendre une mine radieuse et de rajouter. « Je plaisante voyons, ce qu’il peut avoir mauvaise réputation notre Andrea ! Vilaines garces qui la salissent, un homme si pieux. »

J’apporte mon verre à mes lèvres victorieuse, les yeux baigné d’un éclat de malice qu’on ne me connaît que trop bien. J’apporte mon verre à mes lèvres victorieuse, les yeux baigné d’un éclat de malice qu’on me connaît que trop bien. Andrea coupe court au sujet et tente de me faire la conversation, et je lui répond de façon approximative, échangeant des banalités tandis qu’Emily et Anna glapissent comme des filles sur le dernier film de l’ex présumé de Blondie.

« Tu sais Andrea, je deviens la même chose que toi, en bonne gosse de riche gâtée, j’épure les boutiques de luxe, m’achète de nouvelles chaussures, réserve dans des restos hors de prix et regarde des émission de télé réalité comme le bachelor en espérant y voir mon cousin donner des roses à trois pétasses un de ces jours ! »

Je sens alors les pieds d’Andrea venir chatouiller les miens et me doute qu’il compte aller au bout de sa perversion naturelle. Je soupire et affiche un sourire provocateur derrière mes lunettes griffées Dior. Je tente de rester impassible imaginant parfois lui écraser l’orteil du bout de mon talon aiguille gauche, ou encore entrer dans son jeu et être bien meilleure, mais l’indifférence est quelque chose que je maîtrise tout à fait dans ce genre de circonstances. Mon portable vibre et je le prend négligemment avant de répondre tout à fait brièvement, mais tout de même en français et sans abréviations inhérentes au langage sms.

SMS : Sept heures, change de veste et je te promet de considérer ton point de vue dans mon choix de chaussures ce soir.

Envoyé, accusé de réception parfait. Je lève la tête et lui adresse un petit sourire entendu qui veut implicitement dire, you’ve got a message boy. Je tourne la tête vers Anna et Emily en plein débat sur les masques capillaires et les colorations de Robert Pattinson, un comble quand on parle d’un type qui n’a pas franchement l’air de se laver les cheveux. Le lien en revanche semble facile à faire, ma coiffeuse disant toujours que les colorations prenaient bien mieux sur les cheveux gras que sur un cheveux propre. Ceci expliquant cela, le mystère Pattinson est enfin résolu, trop de cheveux blanc, trop de colorations, trop souvent les cheveux gras. Une logique implaccable. De là à se poser la question de savoir si Noël fait partie des exceptions, je laisse la question ouverte à nos deux spécialistes.

Et encore une gorgée, j’ai fini mon cocktail et je m’emmerde. Andréa doit ressentir la même exaspération, mais étrangement, je suis heureuse qu’elle soit partagée. Mon quotidien est fait de crème anti cellulite, de Pattinson, de bout de tissus trop cher et de mecs trop cons, la civilisation, c’est pas fait pour moi. J’ai comme une lubie étrange, je vais fuir à la campagne, élever des chèvres dans un petit village sans eau ni électricité avec un type bien, petit blond des pays de l’est qui dansera la guigendélire et me fera des pâtes au saumon, si un jour j’arrive à me dégoûter d’Andrea Di Spaguettini, alors nous seront profondément heureux, je gambaderais dans les près, cueillerais des pâquerettes, m’allongerais dans l’herbe en troquant Lady gaga pour des petits groupes français pro-écolos. J’acheterai une vache que j’appellerai Daisy, nous deviendrons fermiers et, je deviendrai végétarienne. Les soupes de soja marinés au soja sauce soja, deviendront notre lot quotidien. LA vraie vie. Et puis ce sera trop beau pour être vrai et me connaissant, la fièvre acheteuse me prendra un samedi de soldes, j’irais acheter de nouvelles boucles d’oreilles à Daisy chez Dior, puis en passant j’achèterai cosmopolitan et en voyant de photos de Mathias Lauridsen dans la paille, je foutrais en l’air mon premier mariage. Alors je redeviendrais Hell, et ce sera l’enfer, au sens propre comme au figuré.

« Et sinon Anna tu fais quoi dans la vie, au final on sait pas grand chose sur toi, Andrea n’est pas très bavard ! T'as des projets d'avenir ? Des études de droit peut être ? Lettres modernes ? Biologie ? » Cap coiffure ? Ahem. Soyons gentille. J’affiche un sourire, vaguement intéressée par la vie de notre petite ingénue pourvu qu’elle soit au moins aussi palpitante que celle d’Emily. Vivement sept heures. La politesse n’est pas la meilleure invention de ce monde et pour cause, j’ai envie de me tailler, et je suis coincée ici, avec un Andrea qui joue un jeu pervers sous la table et deux cruche superficielles comme compagnie, faisons un poker. Téléphone, tu as une utilité incontestable.

SMS : Change, un peu, ça serait tellement plus drôle de faire du pied à Emily. Entre sa meilleure amie et le mec de ses rêves, tu crois qu’elle choisirait qui honnêtement ? Nous sommes dans une société a 90% corrompue, tu vérifies ?
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Anna J. Harker




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MessageSujet: Re: I wou'd burn into the hell with you. | Hell Lun 3 Mai - 12:23

Mon Andrea répond lui-même à la question que j’ai posé à la jeune fille en face de lui, ce qui est louche. Je ne lui ai pas demandé à lui, je veux sa version des faits.

« Voyons mon chéri, laisse la s’exprimer, elle peut répondre toute seule je pense. » Léger sourire, regard entendu, je le retourne vers la blonde. Qui répond de façon tout à fait inattendue, me laissant dans le doute quelques instants. Simple blague ou réponse sérieuse ? Je me trouve en présence d’une garce de plus qui aime raconter des mensonges aberrants sur le dos de mon Andrea ? J’ai peut être fait une erreur en venant ici, mais ne bouge pas cependant, un faible sourire fixé sur mes lèvres, les sourcils légèrement froncés. Alors ? Si le silence se prolonge quelques secondes de plus, je crois que je me lève, que je lui vide son verre en pleine face et que je repars avec mon Andrea nous promener ailleurs, loin de ces deux blondes écervelées qui joue avec mes nerfs par pure jalousie. Mais non, ce n’est pas utile car Hell dément ses propres dires. Je serre légèrement les dents au “notre Andrea”, avant de reprendre mon masque d’hypocrisie. C’est mon Andrea, il n’est a personne d’autre, cela va de soit. L’amour ne se vit qu’à deux, tant pis pour les autres. « Je suis tout à fait d’accord ! C’est insupportable de voir tout ce que ces filles peuvent inventer à son sujet, ça m’exaspère à un point tu ne peux pas t’imaginer ! Il est si gentil, je ne comprends pas comment on peut croire à des insanités pareilles… »

Je laisse mon Andrea faire la conversation à sa très bonne amie, sa main sur mon genou me rassurant sur la nature de leur relation. C’est qu’elle aurait presque réussit à me mettre le doute celle là. Je pose ma main sur celle de mon bien aimé, serrant à peine ses doigts, tandis que je suis obligée d’écouter les histoires toute plus abracadabrantes les unes que les autres de ma chère amie. Elle aussi je me demande où elle trouve les ressources pour raconter des choses pareilles. A croire qu’elle s’amuse à regarder tous les feuilletons de grand-mère du genre des Feux de l’Amour ou encore Amour Gloire et Beauté. Sa vie pourrait devenir celle d’un nouveau personnage de ces séries dont l’utilité et l’intérêt reste encore à prouver. Elle me raconte comment elle s’est retrouvée en compagnie de Machin truc, acteur très connu qui a joué dans un film qui a eu tellement de succès qu’elle en a oublié le nom, comment il sont fait connaissance, ils se sont découverts tant de points communs tu ne t’imagine même pas comment ils étaient complémentaires. La seule chose qui restait différentes entre eux, c’est qu’ils n’avaient pas le même lit, chose à laquelle ils ont vite remédié. Puis, pauvre d’elle-même, elle s’est rendu compte que le vilain s’était joué d’elle, et qu’en fait il était déjà marié avec Bidule, et qu’il ne pouvait pas la quitter pour elle, parce qu’il avait trop peur de les faire souffrir, elle et les enfants, car oui enfants il y a. Je l’écoute vaguement, affichant le masque intéressé de circonstance que j’ai l’habitude de prendre avec Emily, tout en surveillant du coin de l’œil mon Andrea qui discute avec Hell. D’ailleurs, il décide de m’embrasser, coupant court au divagations de ma meilleure amie qui commençait sérieusement à me taper sur le système. C’est fou ce qu’il peut me comprendre sans que je ne fasse quoi que ce soit. Je me tourne de nouveau vers Emily, un léger sourire planant sur mon visage, signe de satisfaction. Elle a toujours essayé de me rendre jalouse, inventant jour après jour des mensonges plus gros que les autres, ce qui reste parfaitement sans effets, tandis qu’il me suffit à moi de quelques secondes au côté de mon Andrea pour qu’elle crève d’envie instantanément. Ah la magie de l’amour, comme c’est utile dans la société d’aujourd’hui. Puis je me tourne vers Hell qui vient de me poser une question parfaitement anodine que je lui retournerai dans quelques instants. Oui certes mon amour n’est pas très bavard, mais il est comme ça, je ne le lui ai jamais reproché, c’est dans sa nature. Et puis nous n’avons pas besoin de nous parler pour nous comprendre.

« Mon Dieu ne me parle pas de biologie, j’ai toujours détesté ça ! Comme j’étais heureuse après le dernier cours au lycée, j’en avais enfin terminé avec cette horreur. Je n’ai jamais compris à quoi ça servait, dès l’instant où je savais pertinemment que je ne voulais pas devenir médecin. Non, je fais des études de droits, pour devenir avocate comme mon père, et pouvoir reprendre son cabinet. Il préfère que ça reste une entreprise familiale, le cabinet appartenait à son père, qui avant était à son grand père, et ainsi de suite sur des générations. Et toi ? Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Tu es étudiante en quoi ? »

Je viens de me rendre compte qu’elle n’a pas répondu à ma première question. Simple oubli de sa part ou bien cherche-t-elle à me cacher quelque chose ? Non voyons, chassons ses idées noires de mon esprit, mon Andrea ne me ferait pas un coup pareil. Voyons, il m’aime trop pour pouvoir me cacher quoi que ce soit, et encore moins pour me tromper. Comment puis-je avoir de telles pensées ? Reprenons donc nos investigations, et cherchons les questions qui pourraient m’en apprendre un peu plus sur cette charmante personne qui se tient en face de moi. J’ignore complètement Emily qui devient silencieuse pour l’une des rares fois de sa vie.

« Et sinon, que font tes parents ? Avocat, médecin, dans les affaires ? C’est bizarre, je ne t’ai jamais vu dans le coin, t’es d’ici ? »

Je m’arrête pour l’instant, lui laissant le temps de pouvoir répondre à mes questions. J’espère que je ne laisse pas trop transparaître que je procède plus à un interrogatoire qu’à un simple échange de banalité entre deux personnes qui font gentiment connaissance sur une terrasse au soleil.
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Andrea L. di Sanseverini

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MessageSujet: Re: I wou'd burn into the hell with you. | Hell Mer 5 Mai - 0:27

Je ronge mon frein. L’envie de rire me chatouille la gorge avec allégresse, tandis que je surveille le débat avec attention, sachant pertinemment qu’Anna manque de discrétion pour ses questions stupides et qu’Hell se joue de ses réponses. Ma mâchoire se crispe lorsque qu’elle balance la vérité d’un bloc sur la table et, c’est troublé que je tente de sonder son regard. Je n’y lis qu’une satisfaction cuisante et humiliante pour moi seul. Moi seul qui sais au combien elle dit la vérité. Et encore, elle aurait pu être plus chienne que ça. Je lui sers une grimace, montrant combien sa remarque est de mauvais goût puis elle souligne qu’elle plaisante. Quel homme pieu. Je lève les yeux au ciel en signe d’exaspération puis me retiens de nous de rire. Hell, marions nous. Non, ça c’est pour les niais… Je souris, satisfait, sachant pertinemment qu’Anna avale tout. Je lui sers à elle aussi un sourire pour m’assurer que ça passe comme une lettre à la poste et l’instant d’après elle confirme ma pensée. Nouvelle envie de rire. Nous sommes les pires enfoirés de la ville et elle, la pire cruche. Je reprends mon portable après avoir remarqué le sourire d’Hell qui m’amuse. J’ai toujours aimé cette expression sans jamais savoir la reproduire. Satisfaction extrême. Dix-neuf heures ce soir, et sans cette veste – vêtement que je ne manquerai pas de jeter avec de partir. Soit. Derrière cette insensibilité profonde et une décontraction agaçante je ne me plie pas moins aux caprices de cette tête blonde et je la soupçonne d’en faire autant, du moins en partie. Dans un élan instinctif et mystérieux je me conforme à ses goûts, elle aux miens et je suis assuré de ne plus revoir ses chaussures. Il en va de même pour ma veste. Nous nous cherchons, nous repoussons, nous provoquons, et allons même jusqu’à nous dénigrer. On s’ignore. On s’insulte. On se hait et pourtant on revient l’un vers l’autre dans un automatisme effarant ; secrètement nous faisons tout pour rentrer dans un idéal absolu et nous y parvenons sans jamais en être satisfait pour autant. Il en faut toujours plus.
Et la voilà lancée dans un monologue dont tout le monde se fout autour de cette table. La vie scolaire d’Anna. Pour ma part j’aurai pu faire chirurgien plasticien, ça m’aurait plus de charcuter des poufiasses. Elles viennent pour qu’on leur pompe leur graisse, leur fasse un cul plus rond et plus ferme ou pour changer de bonnet, passant de A, à C. Oui, ça m’aurait vraiment plu d’en louper une ou deux, de me laisser emporter par une vague de créativité et lui refaire ce que bon me semble – car oui, on n’arrête pas un artiste sur sa lancée. Mais non. Au lieu de ça on se colle la vie minable d’une gamine des faubourgs, issue de sous prolétaire pure souche. L’ennui m’écrase et j’ai l’impression de jouer aux cartes avec la Mort. Quoi que la Mort attiserait ma curiosité. Là… non. Blablabla. Avocate. Mais bien sûr. Mais monsieur le juge, vous ne pouvez pas le condamner, il est gentil, regardez sa tête…et puis il m’a promis qu’il n’avait pas violé cette femme… Les trente-six témoins sont des menteurs ! Ouais ouais ouais. Après on parle d’erreur de justice mais avec des cas sociaux pareils, qu’est ce que vous voulez faire… Rien. J’entreprends de faire tourner mon verre dans un sens, puis dans un autre jusqu’à recevoir un nouveau message qui m’arrache un sourire.

SMS ; Cap ?

Je m’étire à nouveau puis me concentre sur cette fille. Emily. Je lui souris, à la fois doux et avec ce charisme terrible parfaitement inutile lorsqu’on méprise tout le monde. Jeu malsain. Jeu interdit. Jeu dangereux. Je réponds au défi d’Hell, faisant du pied à cette pauvre personne que j’aurai vite oublié pour savoir si elle est si malhonnête que ça. Son regard m’interroge. Nouveau sourire puis un de sa part. Bingo. Je sirote encore un peu de mon cocktail avant de raccrocher les wagons à l’instant où ma « copine » prend la parole. La rage bourdonne à mes oreilles. Mais quelle connasse. Si elle se croit plus intelligente, c’est loupé. Je me lève brusquement en la foudroyant du regard, hors de moi.

« Mais tu sens obligé de me pourrir la vie et celles de mes amies bordel ? Faut toujours que tu foutes ton nez partout, c’est plus fort que toi. Où que tu sois, tu feras toujours chier quelqu’un mais ça t’es trop conne pour le comprendre alors tu joues la sangsue, tu colles les gens, les copies et c’est désagréable. Putain ouvre les yeux ! Ta meilleure amie là, j’lui fais du pied c’est bon, j’peux me la faire ce soir et il se peut même que j’y prenne du plaisir. Quant à Hell OUI on s’est défoncé, OUI on a couché ensemble et OUI j’en ai rien à foutre de ta gueule. En fait j’en ai jamais rien eu à foutre. Je t’ai utilisé pour la rendre jalouse mais toi au fond t’es rien qu’une cruche qui m’a bien emmerdé avec ses films à la con. »

Pour contenir ma colère je ne trouve rien de mieux que m’époumoner en terrasse de ce café cossu puis m’empare du cocktail d’Hell dont je jette le contenu au visage d’Anna avant de m’approcher de la seule qui sait me distraire pour l’embrasser de façon langoureuse, n’ayant jamais donné un dixième de ce baiser à l’autre. Ca t’apprendra, tu finiras seule et stupide.

Mon menton glisse de ma main et je sursaute brusquement, reprenant le fil de la conversation. Merde, j’ai rêvé. J’affiche une mine sombre et déçu, retirant ma main du genou d’Anna pour fixer Hell, tentant de capter son regard pour lui faire comprendre toute l’antipathie qui germe en moi à l’encontre de l’Autre. Subitement blasé, je tourne la tête vers Anna et soupire.

« Sérieusement, si j’étais elle, je te trouverais chiante, toi et tes questions à la con. T’as pas à être jalouse voyons… »

Puisque tu n’attendras JAMAIS son niveau de perfection. J’esquisse un sourire triste, me demandant à présent ce qui avait pu déclencher ma rêverie si réaliste. Alors je sors vraiment avec cette fille pour provoquer une réaction chez Hell ?

SMS : Tu ne voudrais pas m’offrir l’asile diplomatique chez toi par pur hasard ? C’est ça ou j’finis en taule.
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MessageSujet: Re: I wou'd burn into the hell with you. | Hell Jeu 6 Mai - 21:27

Croisant les bras, sournoise, je fixe Emily, après avoir reçu le sms du prince Di Sanseverini qui compte une nouvelle fois prouver que les défis ne l’effraient pas le moins du monde. Mieux, il s’exécute, et le sourire d’intense satisfaction de la sombre conne aux espoirs idiots me donne la nausée. Encore une, et encore une fois dans mon entourage. Je m’en délecte, tandis qu’Anna elle me raconte l’histoire fort passionnante de sa vie. Que de beaux projets. Avocate, pour reprendre le cabinet de son père…haha. Son avenir ne m’intéresse pas, son passé son non plus, il n’y a que le présent qui compte. Voyons, sa meilleure amie Emily, si on peut l’appeler comme ça fait tranquillement du pied à son petit ami après avoir passé une bonne partie de l’après-midi à la maudire par jalousie et elle ne se rend compte de rien, vis dans le meilleur des monde. Tout est une question de place évidemment, tant qu’elle pense avoir la sienne, tout va pour le mieux, deux trois connes l’envie et ça lui donne un brin d’ego pour combler son complexe d’infériorité. Pour ma part, aussi peu valorisante que soit ma réputation, j’imagine qu’en connaissance de cause, elle aurait préféré la mienne.

« Bon courage dans la suite de tes études alors. Tellement d’innocents accusés à tord, regarde Andrea, le pauvre, sa réputation salie par des rumeurs toutes aussi fausses les unes que les autres ! On dit même qu’il aurait attaché une fille à un radiateur et qu’il se serait barré juste après la laissant attachée un week end. C’est proprement aberrant ! » Je fais dans une théâtralité qui frôle l’indécence.

Elle me pose alors des questions sur mon orientation elle aussi, cherchant sûrement à attaquer là ou il y a de quoi, mais encore une fois, je m’en contrefiche pas mal, ma réputation n’est plus à faire parmi les gens comme elle et cela ne m’a jamais tellement busquée.

« Tu sais, j’ai le temps pour penser aux études j’ai les moyen de prendre le temps de songer à l’orientation plus tard, je préfère amplement profiter de la vie et la vivre au présent. Quant à mon père il est dans les affaires et ma mère jouit tranquillement de la pension alimentaire liée au divorce. »

Que de phrases toutes faites, j’avais oublié à quel point ce genre de conversations pouvaient m’endormir. Il est tant que je m’en aille, mon esprit vague à ma garde robe et à ce que je pourrais bien porter ce soir lorsque je sortirais avec son petit ami. Soirée prévue vers sept heures, je songe à mes nombreuses paires de chaussures susceptibles de remplacer celles que je porte et à mes robes toutes plus hors de son budget les unes que les autres. Andrea se fiche de cette fille, et parfois il m’exaspère à s’évertuer à lui laisser penser le contraire pour ne pas perdre le contrôle sur sa misérable existence de fille pseudo parfaite avec rêves et ambitions. Je manque d’avaler mon cocktail de travers lorsqu’il lui dit qu’elle n’a pas à être jalouse. Haha, Andrea fait dans l’humour, le burlesque. Mon regard croise le sien un moment puis mon téléphone vibre. Sans faire preuve le moins du monde d’une quelconque discrétion, je m’en saisis et répond au sms d’Andrea en affichant un léger sourire.

SMS : Si je reste, c’est moi qui la bute. Finalement t’as des nerfs d’acier, je me demande comment tu peux supporter ça, petit serre tête, air de mijaurée et grand projets d’avenir, tout ce que tu aimes.

Je range mon téléphone et repose mon regard sur Anna sûrement rebutée par la réflexion de son Andrea. Un silence s’installe, et j’en profite pour me lever affichant un de ces faux sourire dont j’ai le secret avant de déclarer à l’assemblée.

« J’ai un peu soif, Emily tu viens, je crois qu’Andrea et Anna ont beaucoup de choses à se dire, vous reprenez la même chose ? C’est ma tournée. »

Ne laissant pas le choix à mon amie mythomane, je l’empoigne par la manche et la traîne à l’intérieur du café pour aller commander sans appeler le serveur à table, jubilant à l’idée de taquiner Andrea en le laissant seul avec sa cruche. Je commande les boissons et salue quelques amis postés à l’intérieur ou plutôt une de ces filles proprement bizarres qui depuis true blood refusent de s’exposer au soleil. Les gens deviennent dingues. Prenant mon temps, je règle les consommations au bar sous les glapissements d’Emily à propos d’Andea et de son petit jeu sous la table. L’avantage, c’est que pour une fois elle ne ment pas.

« Non, tu mens ! Andrea faire ça devant sa copine, tu mens forcément. Fais gaffe à toi, je suis Lie to me. » J’éclate d’un rire moqueur avant de l’entraîner à l’extérieur pour rejoindre la joyeux groupe que nous formons.

Jaugeant Andrea du regard, je souris et m’installe en croisant les bras un sourire au lèvres. La petite mine d’Anna me fait rire intérieurement, quelle frustration doit elle ressentir, c’est terrible, je n’arrive pas à éprouver de compassion pour cette fille qui au final quoi qu’il advienne souffrira terriblement lorsqu’elle sera confrontée à la dureté de la réalité qui lui échappe. Je voudrais pouvoir faire preuve de clémence, mais l’orgueil et l’intense satisfaction avec lesquels elle aime à s’afficher aux côtés d’un homme qui n’est pas sien, me révulse et suscite ma haine. J’ai toujours pris en grippe les gens qui se lançaient impétueusement dans une guerre qu’ils n’avaient pas les moyens de remporter et c’est exactement ce dans quoi se lance cette Anna. Je ne crois pas à sa fausse naïveté. Idiote peut être, mais pas au point d’être aussi aveugle, ce n’est pas ce que je lis en elle, non juste de la faiblesse et une trop haute opinion d’elle même.

« On a manqué quelque chose ? Les verres arrivent et j’ai réglé. »

Sans se faire prier davantage un serveur arrive et voyant là une occasion en or de laisser maladroitement ma jambe glisser vers celle du serveur, je m’exécute ce qui a pour effet de faire tomber le jeune homme et de faire tanguer le plateau dans la direction d’Anna qui malheureusement se retrouve très vite couverte de mon mojito. Le sucre colle et je lui offre hypocritement un mouchoir pour essuyer son visage. Pestant après la maladresse du serveur.
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