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La partie des PVs est en reconstruction alors ne vous étonnez pas si tout n'est pas parfait. Si vous avez un doute, n'hésitez pas à nous poser la question ! Changement de version =] Merci d'patienter, il est 01h14 et j'en ai ma claque de changer le css alors je vais dormir je reprends demain xD Merci d'patienter

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"Et chassent à coups mutins les doigts lutins [...]"

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Zéphyr O. Mitchell




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MessageSujet: Et chassent à coups mutins les doigts lutins... Lun 29 Mar - 14:22

Une lumière douce filtrait à travers les lourds rideaux qui les protégeaient d’un soleil trop ravageur, pour une des rares fois de la semaine où il s’invitait dans le ciel azuré. Le calme qui régnait dans la chambre était prospère au repos et pourtant son sommeil se brisa, ou plutôt s’émietta lentement. Un dernier soupir las trébucha sur ses lèvres, ultime signe de la fin de son délassement. Une douce chaleur irradiait son dos et brusquement une angoisse étrange l’envahit comme une vague submerge les digues lors des grandes tempêtes. Il ouvrit les yeux dans un mouvement tout aussi spasmodique, réaction typiquement vive et inattendu pour quelqu’un qui quelques minutes auparavant profitait encore d’un sommeil apaisant. Jamais, ô grand Jamais, il n’avait toléré la moindre présence féminine dans son propre lit et voilà qu’aujourd’hui une chaleur qui ne lui appartenait pas l’envahissait de façon si salvatrice qu’il ne se sentait pas le courage de se défaire des ses draps avec horreur. Craignant la découverte il se contenta de rester couché sur le flanc, fermer à demi les yeux, profitant encore des derniers instants d’insouciance pure. Ses iris bleutés ne devinrent alors plus que deux fines demi lunes colorées, ombrés par ses cils. Il bailla avant de s’étirer lentement, désireux de perdre le plus de temps possible avant de se redresser lentement pour mieux observer la personne qui avait l’audace de se trouver là. L’alcool noyait encore son esprit et il parvenait à grande peine à s’accrocher à quelques souvenirs épars tel un homme à la mer cherchant amende auprès d’une bouée. Rien n’était véritablement clair, comme une photo voilée sur laquelle on distingue des silhouettes, des gerbes de lumières, des mouvements de couleur mais rien de plus. Seuls lui restaient, profondément ancré en lui, l’odeur délicieuse d’un parfum sur lequel il n’avait su mettre le doigt avec précision et la délirante certitude qu’il avait passé une nuit des plus grisantes. Sa main inerte retomba à l’oreiller, non loin de son visage alors qu’il inspirait profondément, cherchant irrémédiablement une parcelle de motivation dans tout cet air brassé par son souffle lent. La seconde prise de conscience de la matinée lui fut tout aussi désagréable que la première. Ce parfum qu’il avait tant apprécié sans jamais le souligner, imprégnait à demi ses draps. Et c’était la version féminine de son propre parfum. Un grognement bref mais sourd ronronna dans sa gorge alors qu’il se retournait enfin. Il se stoppa dans son geste, en appui sur son avant-bras alors que tout lui revenait avec une brutalité inégalée. Whiskey. Wendy. Vodka. Cocoon Bar Lounge. La salle de bain. Merde, la salle de bain. Il esquissa un sourire à la fois cynique et satisfait de la situation bien qu’un juron lui avait échappé lorsqu’il l’avait reconnu. Certes, dorénavant son sommeil s’en trouverait troublé à la pensée que quelqu’un ait pu dormir dans son propre lit mais le piège s’était refermé sur elle. Elle avait voulu goûter à quelque chose d’interdit et elle qui en temps normal – il en était convaincu – devait être le genre de fille à partir au petit matin avant le réveil de son camarade de jeu, se retrouvait une fois de plus sous la gouverne de Zéphyr.
Ses muscles se relâchèrent délicatement alors qu’il reposait sa tête sur l’oreiller, restant maintenant attentif au moindre mouvement de la jeune femme endormie. La violence qui le prenait régulièrement en otage, le poussant à assouvir un besoin de tuer, restait en retrait pour une des rares fois de sa vie, alors qu’il fixait quelqu’un d’assoupi. Le bruit sourd de son sang battant dans ses tempes lui rendait la concentration impossible mais l’ecchymose qui se colorait doucement dans le cou de Wendy ne put lui échapper. Son sang lui-même semblait contenir des lames de rasoir, l’affectant d’une douleur qu’il tolérait avec l’habitude de ceux qui n’ont plus peur des lendemains difficiles. Il referma les yeux, las de bouger ou même de la mettre dehors. Il aurait voulu avoir la force de se lever, passer ses vêtements et trouver ceux de Wendy pour la forcer à se lever à son tour, et la mettre à la porte ; mais quelque chose de plus puissant que sa volonté le contrait dans ses envies. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il tendit la main vers elle pour effleurer sa clavicule puis contint un rire qui mourut avant d’avoir franchi sa gorge. Elle allait devoir payer pour avoir eu accès à son lit, mais aussi pour être restée endormie à ses côtés, le laissant à ses envies de morsure et autres. Il bailla pour la seconde fois alors que germait dans son esprit, parmi les ravages causés par l’alcool, une idée des plus divertissantes pour lui et désagréable pour elle. Zéphyr était à peu près convaincu que s’il venait à parcourir l’appartement il trouverait des vestiges effrayants d’une soirée pire que tout ce qu’il avait pu envisager et cela devait être un véritable jeu de piste aussi ahurissant que plaisant. Bouteilles, verres, vêtements, paquets de cigarettes, entre autres, devaient gésir dans diverses pièces. Le pire étant sans l’ombre d’un doute la salle de bain où il ne préférait encore pas entrer avant d’avoir pris quelque chose qui le remettrait d’aplomb ou du moins, mettrait fin au vacarme présent dans son crâne.
L’espace d’un instant l’idée de la porter jusque dans le salon lui traversa l’esprit, uniquement dans le but de ne pas lui laisser la satisfaction triomphante qui sera généré en elle lorsqu’elle remarquera qu’il a ses faiblesses car elle dort dans son lit, lui qui n’y accepte personne en théorie. Mais il abandonna, ayant conscience qu’il risquait dans un premier temps de la réveiller, et dans un second temps que, indubitablement il avait une fierté trop prononcée mais qu’il n’était pas mauvais perdant pour autant.
Il se redressa en position assise avec l’envie de s’étirer mais autre chose se révéla être un fait avéré. Wendy était folle. Folle à lier, et son dos ankylosé en témoignait. Cette fois ci ce fut plus fort que lui. Il rejeta la tête en arrière en riant de bon cœur puis la souffrance fut telle qu'il se tut , restant la gorge ainsi offerte au plafond. Ses iris dont la couleur semblait se mouvoir, fixaient un point invisible.
Elle était folle.
Un sourire étira ses lèvres et il fit l'effort de se lever pour partir en quête de ses propres vêtements mais aussi ceux de cette insouciante, si la chance lui permettait encore de les trouver...Comme il l’avait envisagé, tout n’était que vestiges d’une soirée mouvementée et c’est avec une certaine conviction qu’il se dirigea dans la salle de bain pour y trouver la plupart des habits. Il renfila les siens, hormis sa chemise qu’il laissa là. Il quitta la pièce sans même contempler les dégâts, préférant quitter les lieux prestement avec les affaires de Wendy. Il prit deux aspirines, sans se soucier du dosage médicamenteux qu’il s’infligeait, l’esprit tourné vers de nouvelles idées sordides. Il contempla le chemisier qui ne lui appartenait pas puis décida de mettre à part le short ainsi que le soutien gorge de son hôte qui avait pris le risque de s’endormir dans son lit, et de ne lui ramener dans la chambre que ce qui restait. Il se massa délicatement les tempes, songeant à l’endroit où il pourrait mettre les vêtements pour la forcer à chercher d’elle-même et qu’il puisse rire de la situation. Décidant que le tiroir du bureau où il gardait une arme à feu était encore le meilleur endroit, il y mit une part de ses habits avant de revenir docilement vers ma chambre, lacéré de douleur. Curieux de voir l’étendu des dégâts il se mit dos à son miroir et tourna la tête du mieux qu’il put pour apercevoir de longues griffures tirant sur un rouge sang. Il porta sur la jeune femme un regard étonné puis esquissa un sourire sous l’effet de l’amusement. Il aurait pu envisager beaucoup de choses mais pas celles-ci. Doucement il se coucha sur le flanc en face d’elle, prenant appui sur son bras, la tête calée au creux de la paume. Il vit ses yeux bouger à peine puis elle sembla pencher vers un réveil progressif. Se souviendrait-elle ne serait-ce que de son prénom ? Il fronça légèrement les sourcils, réalisant qu’il ne s’était jusqu’à présent pas posé la question mais savait que sa fierté masculine en prendrait un coup si jamais elle nageait dans le lac de l’oubli. Ils s’étaient noyés ensemble dans l’alcool, à qui la faute ? Ses iris bleus fondus dans les siens coupèrent court à ses tergiversations. Apaisé par la douceur d’un regard embrumé, il se contenta de sourire, la regardant sortir des limbes. Il aurait pu la bousculer gentiment en réveil ou même cruellement en la mettant dehors mais il désirait encore profiter de la situation et étrangement se prélasser. Elle n’aurait pas le courage de lui faire un signe de la main et partir en courant, il en était certain. Aussi souhaitait-il profiter des dernières heures qu’il ait avec elle avant qu’elle ne disparaisse comme n’importe quelle autre fille et qu’il l’oublie au profit d’une autre. La dernière idée, bien que plausible en temps normale, n’était pas envisageable cette fois ci pour la simple et bonne raison qu’elle avait été la seule jusqu’à présent à éveiller en lui une telle violence. Aucune auparavant n’avait su attiser ses désirs et encore moins obtenir de tels résultats. Il n’était que simple consommateur. Cette fois ci il n’avait pas pu contrôler la totalité de jeu et cela ne l’avait rendu que plus salvateur.

Quelque chose d’espiègle et légèrement moqueur naissait au fond de ses prunelles alors qu’il pouvait observer Wendy qui ne semblait pas avoir encore compris tout l’ambigüité de la situation. Elle était maintenant bloquée face lui, lui qui s’était éveillé avant elle, lui qui avait eu le mauvais goût de ne lui rendre qu’une partie de ses affaires, lui que l’on congédiait avec difficulté.
Résolu à ne pas l’aidé dans son incompréhension, il se mit à rire d’elle et de leur condition.

« Je te l’avais dis que tu avais trop bu… »

Il la vit tendre la main vers lui mais ne jugea pas utile de bouger pour l’esquiver. Il ferma les yeux alors qu’elle suivait les courbes de son visage, ne préférant pas lui mordre immédiatement le bout des doigts. Il rouvrit subitement les yeux lorsqu’il sentit sa main dans ses cheveux. Il se contenta de serrer les dents et la laissa faire. Le juron qu’elle proféra le décrispa légèrement mais il fut plus que soulagé lorsqu’elle comprit que ce n’était guère une bonne idée. Il voulut se coucher sur le dos mais sa peau le brûlait, comme lacéré par un chat furieux. Il grimaça légèrement et reprit sa position initiale sur le flanc, jugeant qu’elle verrait bien assez tôt l’étendu des dégâts.

« Une partie de tes habits sont au bout du lit, je les ai trouvé en cherchant mon propre jean. »

Il se remit en appui sur son avant bras avant de se pencher vers elle, pour pincer à peine entre ses dents l’hématome déjà coloré dans son cou. Donnant donnant pour les griffures. Il fit un effort pour se redresser et si mit à califourchon au dessus d’elle sans pour autant lui infliger son poids, forçant ses muscles à travailler, bien qu’engourdis par la quantité massive d’alcool qu’il avait pu ingérer la veille. Il se pencha sur elle pour l’embrasser du bout des lèvres, savourant pleinement le fait qu’elle était dans une situation délicate et pas lui. Il s’approcha un peu plus pour lui murmurer à l’oreille :

« Au cas où tu voudrais m’insulter maintenant ou plus tard, moi c’est Zéphyr. Et tu as de jolis yeux, même si tu sembles longue à la détente.»

Il se redressa, effleurant doucement sa joue avant de la libérer pour s’asseoir en tailleur à ses côtés, paisible gardien et horrible souvenir d’une longue nuit, qui elle, n’avait rien de négatif. Il lui souhaitât de ne pas se souvenir de tout d’un coup. Juste ça.


Dernière édition par Zéphyr O. Mitchell le Lun 12 Avr - 3:15, édité 1 fois
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Wendy J. Petter

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MessageSujet: Re: "Et chassent à coups mutins les doigts lutins [...]" Lun 29 Mar - 16:33

Premier symptôme accompagnant le réveil suite à une soirée bien arrosée : mal de crâne. Suivie d’un travail de recherche intense dans ma mémoire, chose difficile tant mes neurones s’évitaient. A croire qu’ils faisaient tout pour me compliquer la tâche. La seule chose dont j’étais sûre et certaine, c’est que je me trouvais chez moi, comme tous les matins. En revanche, je ne me souvenais de rien d’autre, pas même de ce que j’avais pu boire au cours de la soirée pour me retrouver dans un tel état. J’avais du encore une fois accompagné l’alcool de tabac, chose que je devrais éviter à l’avenir, tant les effets sur ma mémoire et mon métabolisme étaient dangereux. J’avais certainement passé la nuit en compagnie d’un charmant jeune homme, qui ne m’avait pas marqué plus que ça, puis comme d’habitude, je m’étais levée aux aurores afin de regagner mon domicile, et finir ma nuit dans mes draps. Je sentais la douce chaleur des rayons du soleil qui filtraient par la fenêtre, et venaient finir leur course sur ma peau. Il devait être environ midi. Etrange, je tournais la tête sur la gauche pour garder le visage à l’ombre, mais le contraire se produisit. Je m’étais peut être couchée à l’envers, ce qui n’étais pas impossible vu ma capacité de réflexion. Je me tournais donc de l’autre côté, et m’enfonçais sous les couvertures, essayant tant bien que mal de me rendormir malgré le vrombissement des moteurs des voitures parcourant la voie publique ; vrombissement décuplé par mon état. La ville était réveillée depuis quelques heures, et je tentais de lui échapper, chose tout bonnement impossible. Encore une chose étrange. Mon quartier n’est pourtant pas si visité que ça, il est plutôt calme, une ou deux voitures de temps en temps, mais pas plus. L’avantage des propriétés privées.

J’enfouissais ma tête dans l’oreiller, grappillant quelques minutes de sommeil supplémentaire. Nouveau détail, ce n’était pas mon odeur. Ce que je sentais était certes du Black XS, mais pas le mien. La version pour homme. C’était donc ça. Toute cette foule de petit détail m’indiquait donc que je n’étais pas chez moi, mais chez l’imbécile que j’avais du piéger la veille. Bon, avec un peu de chance, il n’était pas encore réveillé, et j’allais pouvoir quitter les lieux, ni vus ni connus. Quoique. Vu l’heure, il était probablement réveillé. Mais peut être était-il sous la douche, ce qui me laissait certes peu de temps, mais bien assez pour déguerpir en silence et retrouver mon lit avec mon odeur sur mon oreiller. J’entrouvrais les yeux, efforts hors du commun dans ma condition. Tout ça pour me retrouver nez à nez avec d’autres iris bleus, qui me fixaient eux aussi. Il devait y avoir un miroir à côté du lit. Enfin, c’est ce que je pensai de prime abord, avant de remarquer que les iris en question étaient plus foncés que ne l’étaient les miens. J’observais donc ce que je pouvais voir autour des yeux, et découvrais un visage masculin, plutôt agréable à regarder. Une jolie mâchoire, des cheveux noirs en batailles... L’homme s’adressa à moi, tout ça pour m’apprendre quelque chose que je savais déjà. Je devais être en train de rêver, voilà l’explication. Il n’avait pas dû être si mauvais que ça finalement. Je tendais une main vers son visage, histoire de mettre fin au doute qui m’envahissait. Le fait que je sois en train de rêver n’était qu’une supposition de ma part, supposition qui devenait de plus en plus incertaine à mesure que je me réveillai doucement. Je laissais mes doigts suivre les courbes de son visage, puis les passais vaguement dans ses cheveux, qui de toute façon n’étaient pas coiffés.
Illumination.

« Merde... » murmurai-je pour moi-même, le juron m’ayant échapper.

Non, je ne rêvais pas. Je m’étais bel et bien fait avoir. Comme une débutante, en plus. Mais au fond, cela ne m’étonnais pas tant que ça. Car celui à qui j’avais eu affaire la nuit dernière m’avait prouvé à maintes reprises qu’il était plus intelligent que moi. Et j’en payais les conséquences. Zéphyr. Il se tenait là, devant moi, appuyé sur son avant bras si parfait, me fixant avec une lueur d’amusement au fond de l’œil. Dieu que la vue était agréable dès le réveil. Il avait enfilé son jean, mais n’avait pas jugé utile de mettre sa chemise. J’aurais été curieuse de voir l’état de son dos. Il avait éveillé en moi tant de désir que j’avais eu du mal à me contrôler. Les évènements me revenaient par bribes. Le bar, les verres, la nicotine, et pour finir la salle de bain. Je n’osais pas imaginer l’état dans lequel elle devait se trouver à présent, après tout ce qu’y avait pu s’y passer. Quoi que, en y repensant, nous n’avions pas fini dans la salle de bain mais... dans sa chambre. Je me trouvais donc dans son lit. Mais, ne m’avait-il pas dit qu’il en interdisait l’accès à quiconque ? Si je me trouvais bel et bien dans sa chambre, j’avais au moins eu le droit à une petite victoire de plus, avant de me retrouver de nouveau complètement dépassée par son comportement. Je retirai ma main, me rappelant vaguement qu’il s’agissait de quelque chose à ne pas faire. Toucher ses cheveux. Je tentais de me redresser, mais j’en fus incapable, abattue sur place par une douleur naissante dans le nerf au dessus de la clavicule. Ah oui. Les morsures. Agréables sur le coup, horrible le matin. J’allais me retrouver avec des bleus pas possibles, ce qui me compliquerait la tâche lors de mes futures chasses. J’allais devoir tout faire pour les camoufler. Je fermais les yeux quelques instants, essayant tant bien que mal de rassembler le peu d’idée qui me venait à l’esprit. Comment allais-je pouvoir quitter les lieux ? Déjà, il fallait que je retrouve mes vêtements, ce qui m’obligeait à me lever. Et je n’en avais nullement le courage. Ni l’envie. Au fond, je ne voulais pas partir tout de suite, même si j’allais y être forcée d’une manière ou d’une autre. Je reposais donc ma tête sur l’oreiller, m’accordant quelques minutes de répit. Puis je le fixai de nouveau, attendant une quelconque réaction de sa part.
Je compris vaguement que mes vêtements m’attendaient au bout du lit, puis il se pencha sur moi, mordillant légèrement le bleu naissant à la base de mon cou, m’envoyant une décharge électrique qui me parcourut l’échine. Je m’éloignai légèrement de lui, ne tenant pas augmenter le nombre de traces à cacher. Puis il se redressa et m’emprisonna entre ses jambes, sans pour autant m’accabler de son poids, se contentant de m’embrasser à peine, ce qui était agréable au réveil. Je frissonnai faiblement en sentant son souffle près de mon oreille.

« Pas besoin de me le rappeler, je me souviens très bien de ton nom. C’est plus avec ce qu’il s’est passé hier soir que j’ai du mal. » parvins-je à peine à marmonner.

J’attendis qu’il s’écarte pour tenter une nouvelle fois de me redresser. Je m’appuyai de toutes mes forces sur mes bras pour y arriver, et j’aperçus mes vêtements au bout du lit, comme il l’avait indiqué. Je m’en emparai, pour découvrir qu’il n’y en avait que la moitié. J’enfilai le boxer et passai négligemment la chemise sur mes épaules, attachant rapidement quelques boutons, dans la mesure de mes capacités. Où pouvait se trouver le reste ? Je réfléchis un instant, essayant de me remémorer les pièces que nous avions visité. Après réflexion, j’en concluais que tout devait se trouver dans la salle de bain. Je me levai, prenant garde à ne pas agir trop vite, et cherchait à retrouver la pièce. J’eus un choc en y pénétrant. On aurait dit un champ de bataille de la seconde guerre mondiale. Il y avait de l’eau partout, une vraie piscine. Je ne m’attardais pas plus sur l’état des lieux, me concentrant sur mes recherches. Je retournai chaque coin de la pièce, pendant une quinzaine de minutes, mais il se révéla que mes vêtements ne se trouvaient pas là, mis à part mes escarpins. Je m’assis quelques instants sur le rebord de la baignoire, chaussures en main, essayant de me souvenir des pièces que nous aurions visitées au cours de la soirée, mais rien ne me vint à l’esprit. Je ne me rappelais pas que nous soyons allés ailleurs que dans la salle de bain. Je retournai donc dans la chambre et m’allongeai de nouveau sur le lit. Je me pinçai l’arrête du nez tout en fermant les yeux. Où pouvait bien se trouver mon short et mon soutien gorge ? Je restais ainsi quelques minutes, avant de me redresser et d’ouvrir les yeux. Je lançai un regard circulaire à la chambre, ne découvrant rien. Mon regard s’arrêta sur Zéphyr, qui attendait patiemment, une lueur d’amusement au fond de ses iris.

« Dis moi, est-ce qu’on est allé ailleurs que dans ta salle de bain hier ? Je n’arrive pas à me souvenir... »

Je lui posai la question sans grande conviction, persuadée qu’il n’y répondrait pas. Une idée germa dans mon esprit encore embrumé par l’alcool. Et s’il s’était amusé à planquer le reste de mes fringues ? Quand je m’étais réveillé quelques instants auparavant, il avait l’air de l’être depuis déjà un petit moment. Il avait vaguement l’air de se repaître de la situation, m’observant, un petit sourire moqueur aux lèvres. Je lui lançai un regard interrogateur, me demandant jusqu’où il pouvait aller pour gagner.

_____________________________

    "WITH THE LIGHTS OUT IT'S A LITTLE LESS DANGEROUS EVEN WITH A STRANGER NEVER GETS PAINLESS DON'T BE AFRAID. EVERY TIME I THINK I'M GONNA CHANGE IT IT'S DRIVING ME INSANE ."

    I SAY ARE YOU GONNA BE MY BOY?
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Zéphyr O. Mitchell




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MessageSujet: Re: "Et chassent à coups mutins les doigts lutins [...]" Mar 20 Avr - 18:01

Il la regarda se lever et partir à la recherche de ses habits sans broncher, n’ayant pas la moindre envie de se lever pour l’aider alors qu’elle était devenue son unique source de distraction. Il bailla, s’étira paresseusement et se lova dans les draps, se prélassant avec plaisir. Il l’imaginait aisément entrer dans la salle de bain et se retrouver les pieds dans l’eau. Il l’imaginait, fronçant les sourcils, à la recherche de ses affaires. Un léger sourire moqueur étira ses lèvres alors qu’il fermait les yeux, serein. Il la vit revenir, formant une ombre dansante derrière ses paupières closes mais ne pus retenir plus longtemps sa curiosité et il reprit son observation, silencieux. Il croisa son regard sans la moindre gêne, affichant une vague moue innocente avant de réprimer un grondement alors qu’elle s’allongeait sur le lit. Deux fois en moins de vingt-quatre heures. Dépité, il ne souffla pas un mot, sachant que c’était maintenant bien inutile. Elle lui posa une question qui provoqua quelques envies de rire à gorge déployée mais il se contenta de froncer légèrement les sourcils en la regardant, faisant mine de réfléchir. Où ? La salle de bains. Et puis ? Il soupira doucement, secouant mollement la tête en signe de négation puis se mit à rire pour de bon avant de se tourner vers elle, satisfait.

« Si bien sûr, le hall, le salon. Méfie-toi il doit y avoir du verre brisé par là-bas… »

Il attrapa un cousin qu’il cala correctement sous sa tête et croisa ses doigts sur sa poitrine, fixant d’un regard vide le plafond blanc de sa chambre. Il entreprit de fredonner une vague mélodie qui avait pu bercer son enfance. Il oublia sa présence durant un court laps de temps puis se redressa doucement. Il se dirigea vers la penderie dont il tira une chemise d’un gris délavé qu’il enfila négligemment, ne prenant pas la peine de la fermer avant de quitter la pièce, à présent habituée à cette présence dans sa chambre. Il enjamba les éclats de verre sans prendre la peine de s’attarder là, peu étonné de la casse et sortis deux tasses d’un placard de la cuisine, encore perdu dans les limbes du sommeil par période. Le marc de café lui échappa, se répandant sur le carrelage sans qu’il ne cille. Il était depuis longtemps qu’une guerre sens merci était née entre les humains et les objets, sinon comment expliquer le fait que le café ne finisse par terre au moment où nous devons partir ou bien le fait qu’une pièce se glisse derrière le meuble, nous forçant à lutter corps et âme contre le mobilier pour la récupérer après un séjour parmi la poussière et les araignées. Il ramassa sans renâcler, de guerre lasse et recommença le café qui cette fois-ci ne fit preuve d’aucune rébellion puis il s’appuya au plan de travail, tasse fumante en main, le regard dans le vague, persuadé qu’il n’aurait pas du lui permettre de se recoucher une seconde fois dans son lit. Il but quelques gorgées, passa dans son bureau récupérer les vêtements pour le poser dans la cuisine, troquant le linge contre la seconde tasse qu’il lui apporta sans desserrer les lèvres. Il lui fourra dans les mains et vins s’asseoir au bord du lit, laissant la chaleur du contenant réchauffer ses doigts.

« Tu as bien vérifié dans la salle de bain… ? »

Il tourna la tête vers elle, affichant de nouveau ce sourire narquois qu’il ne parvenait plus à contenir. Il se releva et l’attrapa par le poignet, la forçant à se lever. Il fit un vague signe de tête vers le couloir ce qui signifiait clairement dans un langage muet « dégage, va chercher tes fringues, moi je ne t’aiderai pas. ». Il rit doucement en la regardant dans les yeux et se détourna pour regarder par la fenêtre, buvant à nouveau quelques gorgées du café à présent tiède. Oui, elle pouvait toujours chercher. Elle n’avait aucune raison de s’aventurer dans la cuisine car ils avaient passé le plus clair de leur temps dans la salle de bain puis dans sa propre chambre. A peine étaient-ils passés dans le salon, juste le temps de prendre un verre à deux avant que l’idée de la noyer ne lui revienne.
Il bailla doucement puis ouvrit la fenêtre avant de saisir son paquet de cigarette traînant non loin de là. Il s’assit sur le rebord, prenant une profonde bouffée de nicotine, expirant lentement la fumée, les lèvres entrouvertes. Il surveillait alternativement la ville puis le couloir, guettant Wendy.

« Dis moi, tu es mal organisée comme fille. J’en ai connu qui savait se réveiller à temps et trouver leurs fringues. »

Il finit sa cigarette, un sourire léger au coin des lèvres avant de partir à la recherche de la jeune femme pour mieux s’en moquer. Il referma clairement la porte de sa propre chambre et vint s’adosser au mur en face d’elle, croisant les bras. Il la détailla une dernière fois puis décida de s’en désintéresser totalement, jugeant que c’était la première et dernière fois qu’elle venait chez lui et que par conséquent il n’avait aucune gêne à avoir s’il se montrait imbuvable. Il finit sa tasse et alla s’installer dans le canapé, souffrant des maux de tête de revenaient à la charge. Il se releva une énième fois pour emplir un verre de glaçon et y verser de la citronnade qui lui voudrait sans doute moins d’ennuis que le whiskey. Il retourna se caler comme il l’entendait entre les coussins, gardant malgré un œil sur le couloir, bien que furtif, pour connaître le moment où elle trouverait ses vêtements et quitterait les lieux pour de bon. Il bailla doucement, songeant brièvement qu’elle était sans doute la seule fille qui l’avait réellement amusé pour une nuit et ce, sans être blonde, sotte, libidineuse et venir d’un quartier nocturne, ce qui en soi était un miracle. Elle avait certes fait remonter quelques accès de violence contenus à grande peine mais c’est ainsi qu’elle avait su donner de l’attrait à une telle soirée.

« Au fait… Pourquoi le dos ? »
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Wendy J. Petter

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MessageSujet: Re: "Et chassent à coups mutins les doigts lutins [...]" Mer 28 Avr - 12:48

Il réfléchit quelques instants avant de me rire au nez en me donnant une réponse plus qu’inutile. ¬¬Oui, bien sur que nous étions passés dans le hall et le salon, mais nous ne nous étions pas attardé, puisqu’il avait eu la brillante idée de me noyer. Et j’étais à peu près sûre qu’il ne m’avait rien ôtée avant d’avoir atteint sa salle de bain. Je restai perplexe, le regardant se lever pour enfiler une chemise avant qu’il ne quitte la pièce, me laissant à mes réflexions. Je pus vaguement apercevoir de longues estafilades rouges sang qui s’étalaient sur toute la longueur de son dos. Un léger rire s’échappa de ma gorge. Il s’était plutôt bien débrouillé, les marques en témoignaient. Au moins je n’étais pas la seule à me retrouver avec des traces qui seraient longues à partir, bien que c’allait être évidemment moins gênant pour lui que pour moi. Un homme a rarement le dos découvert, alors que ma gorge l’était en permanence pour donner un aperçu de mon décolleté. J’étais persuadée de n’avoir rien enlevé ailleurs que dans la pièce inondée. Et même si nous avions terminé la soirée dans sa chambre, tout mes vêtements auraient dû se trouver dans au même endroit. Théoriquement. Après, j’avais tellement bu la veille au soir qu’il se pouvait que j’en oublie la plupart des évènements, qui me revenaient par bribes dans un brouillard impénétrable. Par pur acquis de conscience, je m’agenouillai au pied du lit, parcourant la pièce d’un regard circulaire, pour ne tomber que sur des affaires qui ne m’appartenaient pas. Je reprenais ma position initiale, croisant les bras sur ma poitrine, et me mis à fixer le mur en fronçant les sourcils, avivant la douleur qui s’insinuait dans mon crâne depuis le réveil par des réflexions vaines. Non, je ne voyais vraiment pas où ils pouvaient être. Il revint dans la chambre, une tasse de café dans la main qu’il me tendit. J’en bus une gorgée avant de lui répondre, doucement réchauffé par le parcours du liquide dans ma gorge.

« J’ai cherché dans tous les coins possibles et imaginables. Et je suis sûre d’y être rentrée habillée, donc je ne vois vraiment pas où ils peuvent se trouver... »

Je le sondais quelques instants, cherchant à comprendre ce qu’il pouvait cacher derrière ce fichu sourire. Il se foutait de moi, ou était-ce les restes de vodka qui me faisait penser ça ? Il me força à me relever, m’obligeant à déployer toutes mes facultés d’équilibre pour ne pas renverser le café sur le lit. Il m’invita fermement d’un signe de tête et d’un regard à quitter la pièce où d’habitude il n’était censé recevoir personne. Je sortais donc dans le couloir, me dirigeant vers le salon où étaient éparpillés des débris de verre. Ah oui, je l’avais oublié celui là. Je marchais précautionneusement sur la pointe des pieds, veillant à ne pas me couper les pieds. Je regardais autour de moi une fois au centre de la pièce, buvant une nouvelle gorgée de café. Dieu que je détestais cette boisson, mais ça m’était tout de même plus bénéfique qu’un verre de vodka. J’avais beau parcourir la pièce dans tout les sens, m’attardant dans chaque coins, même après m’être rendue dans l’entrée, je ne trouvais pas trace de mes habits. Je m’assis quelques minutes sur une chaise, finissant ma tasse au plus vite tant le goût m’était insupportable. Puis je repartis en quête de mon short et de mon soutien-gorge, ce qui commençait à m’irriter sérieusement. Avais-je bu tant que ça, pour que ma mémoire me fasse défaut à ce point ? Sa remarque m’agaça encore plus. Qu’est-ce qu’il m’était arrivée pour que jusqu’à une heure pareille ? Je lui avais laissé tout le temps dont il avait besoin pour se réveiller avant moi, et alors que je voulais quitter les lieux en vitesse, mes satanés fringues me faisait défaut, se cachant je ne sais où, m’empêchant de faire selon mon bon plaisir. J’avais la sensation d’avoir lamentablement perdu la partie, de m’être fait avoir comme une débutante, ce qui était assez insupportable. Pourtant je n’en étais pas à ma première fois, et je n’avais jamais eu un tel problème. En général, je me lève à l’heure, des fois même le sommeil n’a pas le temps de s’emparer de moi, et puis surtout je retrouve la totalité de mes vêtements en quelques secondes. Je ne lui répondais pas, concentrant toute mon énergie sur mes recherches.
Après avoir retourné toute la pièce, j’en déduisais qu’ils ne se trouvaient pas là, et que donc, en toute logique, il les avait trouvés avant moi, et que vu son comportement, il devait les avoir planqués quelques part où je n’irai pas chercher, profitant du spectacle. Je lui assénai un regard glaciale l’espace d’un instant, tandis qu’il était avachi dans le canapé à m’observer. J’avais oublié son excellence dans l’art de poser des questions non seulement exaspérantes, mais qui en plus n’avaient en général pas de réponses précises.

« T’en as encore beaucoup des questions de ce genre là ? Et toi, pourquoi le lobe ? »

Je n’attendais aucune réponse de sa part, l’ignorant royalement tandis que je reprenais le cours de mon investigation. Bon, il allait falloir que j’explore son appartement ? Car je n’allais certainement pas lui demander où il avait eu la brillante idée de dissimuler mes habits. De un, il ne me donnerait pas la réponse, peut être même nierait-il les faits ; et de deux, ce serait m’enfoncer un peu plus dans ma défaite, ce qui était tout bonnement inconcevable. Je cherchai des yeux une porte quelconque à ouvrir, une nouvelle pièce à fouiller en mettant un capharnaüm impressionnant. Il n’aura pas que la salle de bain à remettre en ordre après mon passage. Je pouvais prendre un minimum ma revanche sur cet homme qui avait réussi à me battre à mon propre jeu. J’ouvris donc une porte, et découvris la cuisine, que je ne pus malheureusement pas mettre sans dessus dessous, mes vêtements étant assez en évidence pour que je puisse les voire au premier coup d’œil. Je m’en emparai rapidement, m’empressant de les enfiler avant de chausser mes escarpins et de quitter la pièce. Je n’avais qu’une envie, retrouver mon lit pour l’oublier lui et ses questions.

« Tu t’amuses souvent à planquer les fringues de tes conquêtes ? Parce que si tu veux les voir dégager au plus vite, ce n’est pas la meilleure solution. Bon, sur ce je te laisse t’occuper de ta salle de bain, qui est dans un bien piètre état. » lançai-je vaguement en me dirigeant vers la sortie.

Je franchis la porte, me retournant une dernière fois pour lui jeter un regard noir avant de claquer la porte, appelant mon chauffeur, l’idée de rentrer à pied ne m’enchantant guère vu mon humeur.

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