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La partie des PVs est en reconstruction alors ne vous étonnez pas si tout n'est pas parfait. Si vous avez un doute, n'hésitez pas à nous poser la question ! Changement de version =] Merci d'patienter, il est 01h14 et j'en ai ma claque de changer le css alors je vais dormir je reprends demain xD Merci d'patienter

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"Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell

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Andrea L. di Sanseverini

« Je suis beau, je suis riche mais je suis lucide.»


Messages : 82
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Et sinon ?
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MessageSujet: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Jeu 29 Avr - 15:47

Dior. Prada. Lacoste. Dolce&Gabana. Burberry. Diesel. Chemise blanche ou chemise noire ? Cashmere ? Veste. Oui. Veste, mais laquelle ? Pas celle de cet après-midi. Je grimace en pensant encore aux remarques d’Hell puis esquisse malgré tout un sourire amusé. Quoi qu’en dise ma fierté, les remarques de cette gosse de riche me manqueraient si elles venaient à se tarir. Grise peut-être ? J’en oubliais Anna qui rôdait dans ma villa sans que je sache véritablement ce qu’elle fout là. Idiote, naïve, cruche et candide. Il n’y a pas meilleure définition pour cette sangsue qui à cet instant même débarqua dans mon foutoir de fringues griffées qui valent chères sans autre détail de plus que la qualité et les étiquettes. Je lui accorde à peine un regard insignifiant, replongeant dans mes réflexions sans même entendre sa question. Oui, oui je sors, et casse toi de là Anna, c’est chez moi, et on ne fait pas maison à part pour rien. Je me débarrasse de sa main d’un simple coup d’épaule, optant pour les habits qui minimisaient mes chances de me faire rabaisser par Lady Kingsley. Je repousse Anna pour la seconde fois, sans en prendre conscience, cherchant les clefs de ma Porsche par la même occasion. Au lieu de quoi j’attrapais le verre de vodka orange qui traînait là, le vidant d’une traite sans ressentir le moindre effet, sachant qu’il y avait plus de jus de fruit que d’alcool dans le fond de verre. Alcool. Drogue. Hell. Où sont les clefs alors ?
Je pousse Anna vers la porte et attrapant veste et clefs non loin de la patère. D’un brusque mouvement du poignet, je jette un bref coup d’œil à l’heure, inquiet de ne pas faire attendre la seule fille susceptible d’avoir le cran de m’envoyer promener alors que je la désire. Salope. Je sais qu’elle me considère comme un connard, comme la plupart des filles mais cela en empêche aucune de coucher avec moi, hormis Hell qui se fait désirer, sans que je sache si c’est conscient ou non. Je ne peux pas l’avoir en claquant simplement des doigts et tout ce qui suffit à faire tomber les pétasses habituelles reste sans effet sur elle, ce qui est naturel car on ne peut pas dire que je fasse de véritables efforts pour obtenir ce que je désire de façon générale. Un clin d’œil, un sourire charmeur, un verre offert, ou du pied comme avec Emily, un simple baiser sur la joue, une caresse légère, une simple mimique perverses suffit même parfois. Tout est trop simple et c’est ainsi que j’en viens à attacher des filles à des radiateurs pour me distraire plus que ma victime n’aurait pu me distraire. Je vis dans un ennui perpétuel sans en tirer satisfaction.

Je bouscule une fois Anna et descend au garage, me fichant bien qu’elle se retrouve seule sans comprendre pourquoi je sors sans elle ce soir, sans un adieu convenable. J’ouvre la boite à gant sans la moindre délicatesse pour trouver la télécommande de la porte du garage. Le moteur ronronne agréablement tandis que je calcule rapidement le nombre de minutes que j’ai en ma possession pour rejoindre le domicile de Hell, tout en me débrouillant pour ne pas ne me faire attraper par les flics avant d’atteindre son portail, ce qui en soit est une grande mission pour moi qui n’en ai que faire des limitations de vitesse, pourvu que cela puisse m’apporter quelque dose d’adrénaline, même dérisoire.

Je regarde à peine dans le rétroviseur, monte sur le trottoir et écrase la pédale de freins, entrant dans les temps que je m’étais imposé. Chevaleresque et emphatique sont deux mots qui me collent à la peau en cette soirée mais aussi arrogant et insupportable ou bien enfoiré mais espiègle. L’idée de sortir en compagnie de cette folle d’anglaise me met en joie car même elle me flanque des coups de sacs pour me faire reculer et qu’elle porte des chaussures aussi moches que ma veste, c’est le même principe que les aimants qui s’opposent d’une face mais s’attirent d’une autre. Sale gosse de riche. Mon sourire s’élargit lorsque je contemple sa villa, sans aucun doute aussi bourge que la mienne et passe le portail en prince arrogant, grand habitué des lieux.

« Hell, magne-toi ! », criai-je en riant depuis l’extérieur avant de montrer quatre à quatre les marches du perron.

Je m’adossai sagement à la porte d’entrée, étant terriblement mal élevé lorsque mes caprices m’y poussaient mais pas lorsqu’il s’agit d’entrer chez quelqu’un sans y être invité. Je lève les yeux vers le ciel qui s’obscurcissait lentement puis soupire avant d’hurler son prénom avant de rire aux éclats comme tout crétin qui cède à ses lubies. Et il est où son golden retriever que je le promène ? Manquant cruellement de patience je finis par entrer, ne sachant même pas dire si j’attendais à peine depuis cinq secondes ou bien deux minutes. Je referme la porte derrière moi et marque une pause, tentant de savoir de quel côté de la maison je pouvais bien trouver Hell.

« Ellaaaaa. Ti aspetto… »


Je sais qu’elle se fout de moi. Je sais qu’elle m’appelle par tous types de noms, aussi bien à cause de mon comportement qu’à cause de mes origines italiennes mais je préfère en rire et la pousser dans ce sens. Je m’assois sur les marches pour patienter bravement. J’ôte ma veste et la jette à mes côtés pour sortir de la poche le paquet de cigarette que j’avais du prendre à quelqu’un d’autre, prétextant le lui rendre mais sans conviction. J’en tire une cigarette, tentant d’occuper mes mains pour ne pas partir à la recherche d’Hell, quitte à la trouver sous la douche s’il le faut. Je la pince au coin de mes lèvres en fouillant mes poches à la recherche du zippo avant de juger bon que je peux m’abstenir de fumer encore quelques minutes. Je baille doucement puis m’étire avant de me remettre debout, ne sachant pas tenir en place maintenant.

« Tu sais combien la patience n’est pas mon fort… »
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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Ven 30 Avr - 22:15

La jalousie c’est mal très mal, et j’en suis la première victime, journée horrible et pour cause, bien malgré mon dit rencard avec Andrea, j’ai le plus grand mal à me remettre de ma rencontre avec sa cruche. Je n’imaginais pas qu’il serait si pénible de faire preuve d’indifférence face à une provocation aussi ostensible. Visage mielleux et coiffure parfaite, Anna est ce genre de filles dont je fais imprimer le portrait et encadrer dans un nouveau jeu de fléchettes que j’accroche souvent sur la porte de ma chambre. C’est à vomir, c’est écœurant, et ça me rend dingue. Je songe à prendre un amant, un pauvre type mignon et pas bien bavard pour jauger de sa réaction, voir si un mini Anna l’irriterait autant qu’elle sait le faire. On dit souvent qu’on ne peux pas jalouser les gens qui semblent inférieur, et pourtant il n’y a rien de plus faux, j’imagine que c’est même pire, tout est tellement pire quand on parle d’égo. Ce soir je n’ai pas le temps de m’adonner plus longtemps à la médisance, je suis pressée, passer la journée à entendre parler des dernières vedettes en vogue et aux cheveux gras ne m’aide pas à choisir une robe et il me faut rentrer, pour arranger ça au plus vite. Dix sept heures cinquante, je passe la porte déposant mon sac dans l’entrée. Des bruits de rires et de tintement de verres résonnent et c’est dans le salon arborant maladivement une coupe de champagne en compagnie de ses amies que j’aperçois ma mère, se livrant à son passe temps favori. Elle boit, et dans ses yeux je sens toute la provocation du geste. Elle sourit, et je sais qu’elle a conscience du dégoût qu’elle m’inspire. Elle boit encore, et je sais que dans quelques heures, elle aura perdu toute sa lucidité, avachie et négligée, sa voix terrassée par la désillusion n’aura rien de comparable au vide qui emplira ses prunelles bleues, dans quelques heures ma mère aura disparu et je haïrais tout bonnement cette chose sans âme qu’elle sera devenue. Il faut que je me casse, que je fuis cet appartement, avant de faire l’erreur perdre une nouvelle fois mon sang froid vainement, rien ne changera comme toujours, c’est pour ça qu’il est parti, et moi aussi je m’en vais. Mes gestes imprécis et nerveux, ne m’aident pas à me dépêcher et je fais trois fois le tour de ma chambre sans trop savoir ce que je compte y faire. Je me déchausse et jette mes chaussures par la fenêtre. Andrea, ne les aime pas, moi non plus tiens.

Ce soir je vais boire, comme ma mère, mais je me dis que je ferai mieux qu’elle, que c’est différent et au final, ça l’est, il y a Andrea. Je sais ce que c’est que d’être basse, et de vivre d’apparences de faste et de désillusions, mais ça me rassure de savoir que dans ce monde je ne suis pas la seule à en avoir conscience. Je crise, je fais la conne, je bois, je fume, je me drogue, je me contrefous des autres, parce qu’en réalité je ne les estime pas. Mon cercle amical n’est qu’un calcul basé sur des intérêts, pour la plupart, c’est toujours plus facile de faire semblant de rire pour rien ou de s’intéresser à la vie romancée d’une sombre conne que de vivre foncièrement seule. Rares sont les gens qui soulèvent en moi un quelconque intérêt, trop d’égo peut être ou trop peu de confiance, je n’en sais rien. Je sors une de ces robes Valentino qui feront l’affaire, parce qu’elles sont classes et qu’on ne peux pas dire qu’elles sont démodées. Parfois j’aimerais mettre un jean déchiré et un t-shirt et vous dire combien je fous de vous tous, mais non, par dessus tout je suis lâche, et incapable de changer.

Perdue dans mes pensées, c’est Andrea qui me fait sursauter alors que j’entend sa voix de l’extérieur. Me pressant légèrement je finis d’enfiler la robe, et de mettre en plis ma coiffure choisissant au passage une paire d’escarpins sobres, mais bien trop chers cette fois –ci pour faire partie de la garde robe de sa petite Anna chérie. Alors que j’accélère la danse je passe près du salon ou ma mère rit bruyamment. Je détourne les yeux, préférant partir avant que de sentir ma haine contenue se jouer de mon sang. Et là je l’aperçois dans l’entrée. Bien décidée à ne pas montrer mes faiblesse ce soir je me saisis de mon sac et l’entraîne le plus vite possible à l’extérieur, ne trouvant plus l’air respirable. Je soupire et m’autorise un sourire avant de piquer la clope d’Andrea et de tirer une taf.

« Jolie veste, tu vois Andrea, je suis moi même capable de faire des compliments, mais surtout ne me dis pas que c’est Anna qui l’a choisie, ce serait la fin d’un mythe. »

Je souris, mais honnêtement, si il me répond que c’est cette fille qui l’a choisis je crois que je l’étrangle réellement, n’hésitant pas à afficher mes aversions et mes jalousies, parce qu’elle n’ont rien de tellement aberrant lorsque je me refuse à les expliquer. Je ne sais pas ce qu’il a prévu de sa soirée, mais je suis heureuse de sortir, en ce moment je suis beaucoup plus à l’extérieur que dans mon propre appartement, voilà qui devrait expliquer la quantité de problèmes psychologiques liés au divorce que je me trimbale, ou encore mes nombreuses addictions.

« Dis Andrea, tu m’as dit qu’on sortait, mais je ne sais toujours pas ou, j’te préviens, je teste ton originalité là et c’est pas moi qui déciderais ! »

Londres est une grande ville, et je fais plus confiance en son originalité qu’en la mienne. En brave fille désabusée je suis aussi à l’aise dans les bars que dans les grand restaurants, peut être moins dans les parcs en pleine soirée allongée dans l’herbe, mais je ne refuse rien au nom de l’originalité et je sais qu’Andrea a un très grand potentiel à ce niveau là. « Evite seulement le coup du radiateur, je te le pardonnerais pas et tes voisins non plus, j’ai la voix qui porte loin. »
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Andrea L. di Sanseverini

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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Sam 1 Mai - 0:37

Hell. Mon obsession vire au pathétisme mais déjà elle m’entraîne dehors sans me laisser trop le temps de lui poser la moindre question sur les gens présents chez elle. Je ne me retourne pas, me fichant de satisfaire une si vulgaire curiosité maintenant que j’ai enfin la perspective de passer une soirée digne de ce nom. Je grimace vaguement comme un enfant égoïste. Dis moi Kingsley, t’as plus assez de fric pour te payer des clopes et tu te sens oublié de taxer le seul mec au monde qui n’oubliera pas de te le faire payer plus tard ? A cette pensée je ris, réalisant combien je peux être infecte car moi-même je n’ai pas payé ces clopes. Mon sourire fait miroir au sien tandis que d’une phrase habile elle musèle mon arrogance l’espace de quelques secondes, à peine un laps de temps lui permettant de tirer une bouffée.

« Anna n’est déjà pas foutue de trouver quelque chose de bien dans son minable placard à balais…Rend moi ça toi, fis-je en marquant une pause pour récupérer la cigarette et reprendre. Alors d’ici à ce qu’elle trouve un truc seyant dans la quantité de fringue que j’ai…Ce n’est pas prêt d’arriver. Crois-tu seulement qu’elle fait la différence entre Dior et H&M…Anna passe plus de temps dans mes pattes lorsque je chercher quelque chose à me mettre qu’à regarder les choix qui s’offrent à moi. Une cause perdue comme il n’en existe pas deux mais oublie donc cette niaise un peu… »

Je surveille du coin de l’œil Hell, tire une taffe puis recrache lentement la fumée, la tête légèrement rejetée en arrière. Les compliments se font rares et je suis bien capable, dans une énième crise identitaire due à un excès de drogue ou d’alcool, ou bien des deux, de foutre au feu la totalité des habits qui suscitent la critique négative chez Miss Kingsley, pourvu qu’elle cesse de calculer le moindre détail qui gâche le tableau. Luxe, calme et volupté. J’aime sa robe, mais je ne lui dirai pas. Ma fierté m’étouffe, mon insensibilité et inaccessibilité me tuent. Je lui glisse un regard. Un regard qui se voudrait plus parlant que les mots qui ne franchissent pas mes lèvres mais il ne l’est pas. Peu importe. Elle sait qu’elle a un certain pouvoir, sans en posséder beaucoup mais si elle a bien un atout indéniable c’est qu’elle a conscience de son physique et de ce qui lui va ou non – hormis dans le domaine de la chaussure mais je lui pardonne l’écart. Je souris sans détourner le regard, rieur, profitant de ce temps pour finir ma clope dont le bout rougeoie. Je laisse mon esprit dériver, sachant pertinemment que je n’avais de créativité dans le domaine désiré. Pour rabaisser les autres je ne manque jamais d’idées odieuses, mais sortir de façon originale sans attacher la fille au radiateur c’est plus difficile. Elle m’en fait d’ailleurs miroiter à nous l’excentricité et la perversité du geste. Mon sourire s’élargit, la clope se consume et je la lui remets aux lèvres avant de m’approcher d’elle comme j’en prenais l’habitude malsaine.

« Sache que l’insonorisation est un des premiers travaux qu’on a pu faire en ce qui concerne ma chambre et j’aimerai tellement t’entendre hurler après moi…Hell, ne me tente pas avec de telles idées, je ne comptais pas faire de toi une de ces pétasses qui ne méritent que ce qu’elles ont : l’humiliation. Je me fiche de savoir où on va, tant que tu oublies l’autre cruche, ta vie, tes envies et que tu n'es pas peureuse dans la descente aux enfers. »

Je m’appuie à la voiture. La voiture dont rêvent les gens comme Anna, les gens normaux, les ouvriers, les femmes de ménages hispaniques, les gamins des quartiers démunis, le pauvre type qui travaille dans le tertiaire mais qui peine aux fins de mois car payer une pute ça coûte cher et des gosses ça mange beaucoup. La bagnole que la moitié de la ville ne peut faire que lustrer pour cinq malheureux dollars ou bien baver gratuitement devant sans être à l’abri de mes remarques cinglantes, signe indiscutable de mon arrogance. Hell. Drogue. Alcool. Musique. Argent. Perdition. Elle. Je souris, narquois, ne faisant que l’observer, ne faisant pas le moindre effort pour savoir où j’allais l’emmener pour la couper de son monde, de son chez elle, de sa famille, de ses hypocrites d’amies et de ses éditions spéciales de Cosmos. Sa robe. Luxe. Je croise les bras sur mon torse, inclinant la tête en avant alors que déjà certains détails échappent à mon contrôle. Ces minables centilitres de vodka ont suffit à préparer le terrain. A mettre en bouche. A donner un avant goût. Une légère brise crée un frémissement dans sa robe et me ramène à la réalité. Calme. Calme et volupté.
Comme électrisé par la caresse du vent, je reprends vie pour me plonger en enfer. Je me redresse et lui ouvre la portière en lui servant un sourire un peu trop prononcé sans doute, et pourtant bel et bien sincère. Parfois je ne prends pas la peine de cacher mon ennui face à elle ou mon dégoût total car le jeu que je mène avec les autres est différent de celui que je mène avec elle. Les ruses, le bluff, la main. Les enjeux ne sont pas les mêmes, le terrain est différent et les gains plus élevés. Une véritable partie de poker éternelle qu’une partir de moi refuse de gagner car je refuse de solder un jeu si salvateur. Je m’efface devant elle, faisant preuve de bonne manière digne d’un lord ou alors simplement d’un di Sanseverini qui se prend au jeu comme il ne peut se défaire de son addiction. Je prends ma place derrière le volant, sachant pertinemment que dès à présent les priorités et les feux, quelque soit leur couleur, perdaient tout leur sens.

L’autre bout de la ville, dix minutes plus tard, je répétais le même jeu sordide du prince charmant à ceic près que je suis loin d’en faire autant avec ma pseudo-petite amie. Je daigne à peine à la faire monter en voiture, hésitant parfois à lui faire le coup dégueulasse d’appeler un taxi pour elle, et elle seule. Mais non, Hell ce n’est pas Anna. L’antithèse parfaite. La perfection. Un léger frisson parcourt mon échine puis je la laisse enter avant moi dans le bar. N’étant pas venu ici depuis plusieurs mois j’espère n’y croiser personne qui posséderait suffisamment d’audace pour imposer un temps mort entre mon invitée et moi pour me dire bonjour et échanger des futilités – et me demander mon nouveau numéro de téléphone à l’occasion. Ma main glisse un instant sur sa taille pour la guider devant moi puis le contact s’estompe, apparut furtivement et disparut aussi promptement. Je lui offre un verre et l’entraîne au fond de la salle, seul endroit où il est encore possible d’être à l’aide sans connaissances hypocrites d’elle ou de moi, ou bien encore des deux à la fois.Je lui prends son verre pour goûter une gorgée, par provocation, puis sourit.

« En échange de l’abject après-midi que je t’ai fais vivre je t’accorde une chose. Ce que tu veux, mais une seule car la générosité ce n’est pas mon truc. Et pas de radiateur… »
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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Sam 1 Mai - 14:51

Andrea grimace, il n’apprécie pas grandement de se faire voler ne serais-ce qu’une cigarette et dans un sens je le comprend, enfant gâtée a qui on donne tout, je n’ai jamais partagé mes smarties à l’école. Je souris, alors qu’il reprend son bien après m’avoir laissé tirer une bouffée salvatrice de nicotine. Il parle d’Anna en termes si dépréciatif que j’appréhende mal ma jalousie. Je ne sais me l’expliquer et pourtant elle perle à chacune de mes réflexions de mes remarques sans qu’il ne soit possible de la contrer. Ma volonté subit bien des failles et mon égo souffre de ne pas savoir faire preuve de lucidité. Il me sonne d’oublier Anna et j’acquiesce, ce n’est pas la plus mauvaise qu’il ai eu jusque là, et je me surprend à aimer une fois de plus qu’il la traite de niaise.
Soit, je ne penserais plus à elle, du moins jusqu’à ce que je les vois de nouveau fricoter ensemble ou qu’elle vante une énième fois les douces qualités du Don juan avec qui elle ignore encore être.

« D’accord, j’oublie la niaise et je me concentre sur le Don Juan de la niaise, ça me paraît possible et tout à fait honnête comme compromis. » Pour l’instant.

Il fume encore et encore, et si je n’avais pas décidé d’arrêter d’être chiante l’espace d’une soirée, je lui aurait emprunté une seconde fois. Je souris amusée par le tableau, impressionnée par ses habilité à ne montrer que ce qu’il veut qu’on voit, avalant, aspirant fumées nocives comme un de ces artistes maudit à la Gainsbourg, juxtaposé à cette arrogance esthétique qui ne va qu’à Andrea Di Sanserverini. Dans un certain sens je l’admire lui, capable de dessiner lui même ce qu’on peut bien penser de lui. Ma fascination ne se tarit pas et il aime la cultiver. J’ai bien envie de le connaître ce soir, de foutre en l’air le mystère Andrea et de partager, oui j’ai envie d’autre chose que d’un amas d’apparences pour une fois, aussi étrange que cela puisse paraître venant d’une fille habillée d’une robe Valentino.

Il s’avance vers sa Porsche tout en m’apprenant à quel point il peut être chaque fois plus pervers que je ne le pense avec sa chambre capitonnée. Etrangement je lui fais confiance, n’importe qu’elle fille n’importe qu’elle fille se serait barrée en courant devant de telles menaces, sachant très bien que l’apollon n’est pas du genre à fabuler en ce qui concerne ce genre de petites frasques, mais pas moi. Je suis peut être cinglée, je n’en sais trop rien, mais oui j’ai paradoxalement confiance. Ce soir peut être qu’on se mettra à boire, à jouer à qui saura se montrer le plus pitoyable ou imbuvable, des deux nous excellons dans ce domaine, Hell la sale conne et Andrea le connard, quel beau tableau en somme. J’envie les gens comme Anna qui n’ont conscience de rien. Lorsqu’Andrea parle de descente aux enfers, je comprend tout de suite ou il veut en venir et un sourire presque triste vient naître au coin de mes lèvres.

Le soleil se couche à peine, bientôt ce sera les ténèbres et la nuit, plus rien pour retenir les masques qu’elle dévoile chaque soir de ses doigts glacés. Nous aurons l’air de deux cons au ballet des âmes putrides qui se donnent en spectacle dans le but d’exister. C’est ce que je fais, du moins, plus ou moins j’existe. J’existe pour des sacs prada, des mecs inaccessibles, des soirées huppées ou on boit le champagne à la bouteille dans le seul but d’absoudre le mal par la provocation mais rien n’y change, la lucidité vient détruire les sincérité des sourires qu’on s’échange en faisant semblant d’être heureux de la finalité d’une existence dorée. Les gens rêvent, fantasment, imaginent, mais n’ont pas idée de ce qu’ils envient. . Le mal, l’absurdité, la perte d’identité noyée dans un désir toujours plus dévastateur de conformation, oui il semblerait que la connerie s’envie aussi. . Le mal, l’absurdité, la perte d’identité noyée dans un désir toujours plus dévastateur de conformation, oui apparemment la connerie s’envie aussi. Il m’ouvre la porte et je prend possession de la place du passager et lui du conducteur. Sa conduite sportive ne me fais plus grimacer, je m’y habitue, il grilles les feux, braque souvent trop brusquement mais c’est l’adrénaline qui prend le dessus. En quelques minutes nous avons déjà traversé Londres. Je ne sais pas encore ou il m’emmène, seule la légère brise qui vient caresser mes épaules nues semble soulever mon attention pour le moment. La berline s’arrête et il me guide vers un petit bar select qui n’a rien d’une grande boite, une chance. Je n’aimerais pas croiser Emily ce soir, en particulier depuis que je sais pour sa nouvelle amitié avec Anna, quelle hypocrisie, je ne m’en remet pas. Il m’entraîne vers le fond de la salle ce qui nous isole de deux trois connes qui nous scrutent déjà. Il commande, puis se sert dans mon verre sans doute dans un rituel destiné à me provoquer comme j’avais pu le faire avec sa cigarette. Soit, je réplique prenant son verre, hésitant à le descendre intégralement par pur plaisir de la taquinerie, mais non, une gorgée suffit, j’ai envie de rire. Je me saisis de mon propre verre et finis par le faire tinter contre le sien tandis qu'il me proprose de me dédomager pour l'après midi idyllique qu'il m'a fait vivre en me présentant presque sa charmante et ô combien dépourvu d'intellect petite amie. Je souris, sincèrement cette fois-ci, m’imaginant mille façon de lui faire regretter une telle proposition façon Hell Kingsley. . Je souris, sincèrement cette fois-ci, m’imaginant mille façon de lui faire regretter une telle proposition façon Hell Kingsley. J’ai beau savoir que c’est mal, j’ai envie de jouer. Prenant le bras d’Andrea, je lui désigne un petit couple aux mièvreries fascinantes.

« J’ai pas besoin que tu m’offres des fleurs Andrea, je te préfère au naturel, à la place, je te défie d’embrasser cette fille, elle s’appelle Hallie, elle t’a couru après pendant deux mois et s’apprête à se fiancer avec le type niais en face. Si tu arrive à ne pas te prendre de tarte, tu pourras me demander quelque chose à ton tour. »

J’approche mon verre de mes lèvres non sans le fixer avec une moue enfantine et empreinte de cette douce frénésie que procure la provocation lorsqu’on la mêle au défi.
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Andrea L. di Sanseverini

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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Dim 2 Mai - 1:48

L’idée de défi est la meilleure qu’on puisse me soumettre pour me forcer cordialement à prendre le chemin que vous entendez et pas le mien. Je me jette quasiment toujours dans le jeu, adorant cette sensation de puissance lorsque je reviens victorieux, allant jusqu’à faire taire la part de moi qui répugne à être manipuler de la sorte mais ce soir non. Je grimace vaguement, peu emballé. Pourquoi faut-il toujours qu’elle m’envoie vers les autres lorsque je ne me focalise que sur elle. Faire du pied à cette blonde…Elodie ? Emmy ? Emma ? Peu importe et ce soir, cette cruche passionnément amoureuse de son fiancée mais qui – détail flatteur bien que récurrent – elle m’a couru après. J’hausse légèrement un sourcil en interrogeant Hell du regard. Vraiment ? Tu pourras me demander quelque chose à ton tour. Je me saisis de mon verre, buvant une simple gorgée avant de me lever en affichant un sourire espiègle. J’ai toujours aimé jouer au poker. J’abandonne Hell après lui avoir soufflé un bref je reviens et m’avance ce parfait couple qui me dégoûte et l’image d’Anna vient empirer le tableau comme maudit. Je vous cet amour écœurant, trop sucré et je vois Anna dans ses mièvreries avec moi qui peuvent aller jusqu’à m’arracher un frisson tant j’ai du mal avec de telles marques d’affections. Des surnoms creux et gluants. Mon amour. Des sourires inutiles. Mon chéri. Des films à l’eau de rose où elle se sent obligée d’essuyer ses larmes contre mes chemises hors de prix. Mon cœur. Je ferais mieux de lui acheter des mouchoirs lotus, ça coûte moins cher et il y verrait là une douce attention. A gerber. Je m’arrête à deux mètres, retourné par tant de sucre qui me colle aux doigts. Pourquoi suis-je en couple, et pourquoi avec une fille pareille ? j’aurai pu choisir mieux. Instinctivement je me retourne légèrement vers Hell pour l’observer puis retrouve mon aplomb. Soit, je suis un connard qui abuse comme il veut de sa situation et le plus égoïstement possible mais cela ne peut pas m’empêcher de m’amuser avec une fille tout aussi salope que moi.
Je m’avance donc vers cette fille que je devrais peut-être reconnaître mais qui ne me rappelle rien. Une fille banale, pas moche, pas mannequin. Une fille qui se coiffe tous les matins et maudit ces petits cheveux qui ne rentre jamais dans la coiffure et rebiquent au mauvais endroit. Une fille que j’oublie facilement. Son prénom. Qu’avait-elle dit déjà ? Hila ? Non. Hallie. Je me félicite d’avoir retenu une chose aussi insignifiante et me montre le plus chaleureux du monde. Hallie ! Comment tu vas ? Oh mais tu ne pas présenter….ton petit-ami ? Haaaa alors comme ça vous avez des projets ? Mince c’est dommage j’avais quelque chose à t’offrir, je me suis rendu compte que j’avais oublié il y a un moment déjà mais ce n’est pas grave… Non tu ne t’inquiètes pas voyons. Je multiplie les sourires charmeurs, courtoisie oblige. Je frôle négligemment sa joue en riant puis croise le regard du jeune homme qui ne cesse de s’assombrir. Si elle ne flanque pas une gifle, lui m’égorgera. Dis mon vieux, je te vends Hell ça te calm…Non, je garde Hell en fait. Vas-y, casse moi la gueule mais apprend à ta future fiancée à ne pas loucher sur d’autres garçons. L’orage gronde et recroise son œil, ciel livide où germe l'ouragan. Baudelaire, que ta malédiction conjure la mienne. Je me rapproche de cette fille dont le prénom m’a déjà échappé et glisse ma main dans sa nuque alors que je l’embrasse, loin d’afficher la retenue stupide dont font preuve ces gens prudes. Je sens son cœur s’affoler alors qu’elle se raidit légèrement dans mes bras sans pour autant me repousser clairement. Je ne tolère pas les échecs et si j’avais eu à en essuyer un ce soir, la jolie fille à la robe de Valentino aurait pu finir sa soirée seule avec sa vodka et ses rails de coke. Des injures me parviennent. Quelqu’un beugle après moi. Mais je ne suis toujours pas mort. Je mets fin à ce baiser, tournant la tête vers le tapage et bénie ces types qui ont eu la bonté de retenir Mister Perfect. Je leur sers un sourire reconnaissant alors que l’autre écume. Bonne soirée à vous deux les jeunes, et bonnes fiançailles si ça tient toujours. Je me détourne, totalement désintéressé à présent de cette scène digne d’une série mal tournée. Machinalement je m’essuie les lèvres d’un revers de main, appréciant abuser des autres mais pas me forcer. Je reprends mon verre avant de m’asseoir à côté d’Hell dont la compagnie est amplement plus appréciable.

« Cesse dont de m’envoyer draguer les autres, veux-tu ? Tu as peur de quoi si je m’intéresse à toi ? Je n’ai rien pour t’attacher, soit sereine et puis merde, t’es bien foutue de finir défoncée chez ton ex, tu peux bien te permettre de passer une soirée avec moi qui ne suis ni ton ex, ni ton copain. Fais pas la fille trop bien éduquée pour toucher à ce genre de chose, je te connais. »


Je fais tourner mon verre, observant les reflets dansants qui se dessinaient, songeant à quelle connerie je pourrais faire en sa présence avant de repenser à un détail que je n’avais pas pu aborder cette après-midi.

« Au fait. Redis jamais à Anna qu’on se connaît parce qu’on a couché ensemble. Pas que ça soit faux mais disons que ça me crispe légèrement et puis ça donne une mauvaise impression de toi tu sais. »

Je ris en prenant un air faussement réprobateur avant de descendre mon verre et partir en chercher un autre, excellent moyen de contenir mes envies et idées de plus en plus ardents à son sujet. Son coup de sac de l’après-midi me tient étonnement en respect car l’idée qu’elle refuse tous contacts avec moi m’a effleuré et puis l’idée de céder en premier me déplait même si je ne serais pas contre de la prendre sur mes genoux pour être simplement plus proches. De plus les images de la soirée de notre rencontre me persécutent, me laissant peu de répit et le souvenir du léger coup d’alcool dont ses lèvres étaient imprégnées me taraude.
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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Dim 2 Mai - 3:18

Andrea, ne refuse jamais un défit, en particulier lorsqu’il met en cause son orgueil et c’est ça le rend terriblement attirant. Non sans une beauté qui s’accorde parfaitement avec sa qualité de Don Juan invétéré, c’est bien son charisme impressionnant qui le rend si désirable au yeux de nous pauvre âmes futiles féminines manipulables à souhait. Je ne suis pas différente d’Anna ou Mary, ou Emily ou Hallie, ou tout autre rebus de mon espèce que j’ai appris à mépriser au moins aussi bien que je le fais avec moi même je vois la même chose qu’elle, et seul mon propre orgueil refuse de jouer carte sur table. Andréa Di Sanseverini a ce quelque chose de frustrant, d’inaccessible et d’impressionnant quoi qu’on en dise. Lentement je le regarde se diriger sans manquer le moins du monde d’assurance vers la table des deux tourtereaux qui se jaugent amoureusement dans le blanc de l’œil depuis que je suis assise à cette table. Je suis infecte, et ce que je viens de faire le confirme un peu plus. Pour mon plaisir personnel, j’envoie Andrea détruire un couple, donner de fausses illusions à une pauvre fille qui aurait pu être heureuse si on ne lui avait pas rappelé à quel point l’interdit et l’inaccessible pouvait avoir bien meilleur goût. J’ai scellé une nouvelle fois sa fixation sur Andrea, elle foutra tout en l’air, et moi j’oublierais. L’amour n’existe pas, c’est un leurre destiné à faire rêver les fille jusqu’à quatorze ans, on se rend vite compte qu’il y a comme une incompatibilité entre l’amour et la constance. Il n’y a pas d’amour stable, rien qu’une immense balance qui tangue irréductiblement d’un coté ou de l’autre sans équilibre en somme qu’il soit possible de maintenir. Il n’y a pas d’amour rien que du désir et de la chasse et pourtant, si l’attachement ne suffit pas, c’est bien parce que l’exclusivité est une aspiration contre laquelle on ne lutte pas. Rien ne dure de façon hasardeuse, l’amour durable est étudié calculé, entretenu minutieusement non pas par des démonstrations affectives qui visent elles à trop rassurer pour mieux perdre, mais par des manipulations malsaines visant à susciter la jalousie chez l’autre pour mieux garder le contrôle. Si il y a bien quelque que chose que l’ego ne souffre pas, c’est le désintérêt. Heurter pour mieux exister, c’est une solution qui n’apporte pas mieux qu’un équilibre fragile. Andréa embrasse la fille et j’avale de travers, tout en silence. La jalousie est innée chez moi et même orchestrée par moi elle n’es demeure pas moins incontrôlée.

J’avale une gorgée, fixant la scène avec attention malgré tout, il ne faudrait pas qu’Andrea déclenche une esclandre, il pourrait finir amoché. Le type n’a pas l’air d’un tempérament violent, il se contente de pester et d’enguirlander sa copine comme le font tout les mecs incapables de prendre les devant en ce qui concerne les éventuelles batailles d’hommes jaloux. Je détourne les yeux, il revient et m’enguirlande presque, pour une fois Andrea et moi partageons presque une dispute de couple. Je ris et lui répond d’une voix plus douce.

« Tu as réussi tu m’impressionnes, comme toujours. T’as le droit à ton gage et j’ai pas plus peur de finir défoncée avec toi qu’avec mon ex, bien sur que tu me connais, mais puisque t’insiste. » J’attrape sa veste et l’attire vers moi pour l’embrasser sans la moindre trace de retenue, je ne voudrais pas que sa frustration vienne s’ajouter à la mienne. Mon regard s’attarde sur le couple qui quitte le bar à coup d’injures et noms d’oiseaux, un sourire naît au coin de mes lèvres. « Sois fier, nous avons détruit un couple, encore. » C’est tellement simple, tellement facile que c’en est alarmant. Evidemment je songe à Anna, c’est plus fort que moi, à cette fille dont il ne me suffit pas de savoir que l’amant n’éprouve aucun sentiment pour elle à cette fille que je prendrais un malin plaisir à pousser au bord du gouffre, pour oser manquer de lucidité à ce point là. Etrangement comme si il avait pu lire dans mes yeux trop clair le fond de ma pensée, il me parle d’elle. Ne disait-il pas qu’il fallait l’oublier le temps d’une soirée. J’avale une gorgée de ma boisson, le laissant me dire à quel point j’étais allée trop loin cet après midi là en révélant toute les vérité à Anna en lui faisant croire à une plaisanterie de mauvais goût. Il m’ennuie à parler d’elle, et je le haïrais presque l’espace d’un instant en me laissant croire qu’il ne tient pas à se séparer de sa précieuse Anna. Il craint qu’elle ne le quitte ? Dieu, ce serait effectivement une perte terrible, une petite niaise aux bouclettes brunes parfaites et au sourire figé. Elle me répugne et à cet instant précis Andrea aussi. Saurai-je me contenir afin de continuer cette soirée dans la joie et la bonne humeur ? Rien de moins sur.

« Andrea, je t’en prie, la mauvaise image de moi je l’assume parfaitement, et j’ai rien à prouver a ta cruche de copine. On s’reverra pas fin de l’histoire. Ma réputation est au moins aussi mauvaise que la tienne, dis toi seulement qu’on est bien accordés. »

Je soupire une énième fois avant de terminer mon verre d’une traite et de regarder Andrea dans les yeux le fixant avec une mine de défi qui m’est habituelle. J’ai été sèche mais je ne compte pas rester sur ce détail toute la soirée, Andrea connaît mon mauvais caractère et mon franc parlé, que ca ne l’offusque pas. « Et puis si t’aimais les filles à bonne image tu passerais ta soirée à roucouler devant Twilight avec Anna. » Je lui souris, consciente de la provocation mais terriblement amusée en imaginant la scène. Petite Anna toute émue imaginant Andrea à la place du beau et ténébreux vampire et ex des fantasmes de sa super copine Emily, quelle vision onirique du couple, c’est d’un burlesque presque affligeant.
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Andrea L. di Sanseverini

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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Dim 2 Mai - 15:09

Je me plonge dans le regard transparent d’Hell, la laissant caresser mon orgueil dans le bon sens. Oui. J’ai réussi. Mais je n’apprécie pas les défaites. Sale gamin gâté, je n’ai jamais été habitué à ce qu’on me refuse quoi que ce soit et les années passant, rien ne s’est arrangé. Au collège déjà j’étais un véritable tyran, fais d’os, de chair et d’arrogance mais déjà je pouvais manipuler les filles à souhait et m’attirer quelques foudres de garçons moins téméraires que moi. Je lui souris, satisfait bien que laissé sur ma fin mais rapidement elle rattrape le coup, m’attire à elle et m’embrasse sans gêne. Simplement de quoi apaiser cette frustration de ne pouvoir jouer qu’avec les autres et pas avec elle, et pire encore, sous sa surveillance. J’ai toujours aimé cette spontanéité qui coupe court à n’importe quel discours débile et minauderies pitoyables dans le but de voir si l’autre serait apte ou non à de telles pratiques. Paradoxalement ce baiser apaise ma fièvre montante, dissolvant une part de frustration due à tout ce jeu fantasque. Je le prolonge, n’ayant nullement l’intention de la repousser comme elle avait pu le faire avec moi mais je garde ce plaisir malsain de celui qui met fin au baiser en premier en détournant la tête, sachant pertinemment que c’est un geste dégueulasse pour l’autre qui se retrouve en position d’infériorité. Je ris avec légèreté lorsqu’elle me fait remarquer que nous avons détruit un couple. Encore un. Je ne compte plus les amitiés que j’ai foutu en l’air, les fiançailles, les couples, les futurs couples et j’en passe. J’ai l’air de toujours venir au mauvais moment, de sourire comme il ne faudrait pas et de me lancer dans les défis d’Hell et de me laver dans les flammes. Je trouve ça tellement enivrant que je ne peux m’empêcher d’exécuter toutes les mauvaises idées qu’on me soumet. Je sors à nouveau mon paquet de cigarette uniquement pour m’occuper les miens puis affiche un sourire cynique en tournant la tête vers elle.

« Rappelle moi d’ici une semaine ou deux d’enfoncer le clou où leur envoyant une lettre de félicitation pour leurs fiançailles. Sait-on jamais, ça peut toujours les faire sombrer dans la dépression. La fille sera à nouveau seule et elle se jettera dans les bras du premier mec qui a envie de se la faire, quant au mec…J’en sais rien, je n’ai pas la moindre idée de comment réagissent les mecs niais lorsqu’ils se font jeter. »

Je fronce légèrement les sourcils à son attaques mais ne réplique pas, préférant laisser tomber plutôt que m’engueuler avec elle. Pour toute réponse je lui tends mon verre. J’observe tout ces gens qui sont régis par des règles dont ils n’ont pas conscience. On respecte les autorités. On s’arrête au feu rouge. On est poli avec les policiers. On est courtois avec les femmes. On attend son tour dans la file d’attente. On va tous les jours au travail. On paye le chauffeur de taxi en laissant un pourboire si possible. On ne trompe pas sa moitié. On élève proprement ses gosses. On les gâte si possible, sinon on peut compter sur les grands-parents pour ça. Twilight. Sa réflexion me fait l’effet d’une douche froide mais je me contente de serrer la mâchoire. Qu’est ce qu’elle croit. L’histoire de Cullen n’a plus de secret pour moi. J’ai du être forcé à le voir deux à trois fois et j’ai toujours eu le talent pour parvenir en envoyer des sms durant les films sans qu’elle le remarque. Je jette un bref regard noir à Hell puis approche mes lèvres de son oreille pour murmurer :

« Tu sais bien que je préfère me faire des films avec toi plutôt qu’en regarder. »


Puis par pur esprit de provocation, pour toujours mettre la barre plus haute, je la mords dans le cou. Attention Hell, les films de merde m’influencent tu sais ? Je ris en me reculant puis reprend mon verre, le descendant pour la deuxième fois alors que l’alcool me brûle la gorge. J’envisage la perspective déjà de finir sans souvenir de cette soirée, ayant trop bu ou frôlant l’overdose de poudre blanche. Je passe ma main dans mes cheveux, sentant doucement certaines notions se dissoudre dans l’alcool ingurgité. Deux verres d’alcool fort à jeun n’arrangent rien. Je me tourne à peine vers Hell pour mieux la regarder et mon regard retombe sur sa robe. Jeunesse dorée, jeunesse de dédain. Il me reste un gage à utiliser non ? J’esquisse un sourire narquois. J’ai le choix entre l’envoyer jouer avec les autres ou bien simplement abuser de ce pouvoir bien que minime. J’ai toujours aimé jouer à cap ou pas cap et le fait d’avoir brisé un idylle peu de temps auparavant me met en joie. Mon regard fait le tour de la salle puis s’attarde sur un groupe de jeune de notre âge sans doute mais certainement pas de notre niveau social. Satisfait de l’idée qui germe, je fais de nouveau face à Hell. Je passe un doigt arrogant sous son menton et la force légèrement à le relever en plongeant mon regard dans le sien.

« Va donc te faire offrir un verre par les mecs du groupe à notre droite. Ils sont tous avec leurs copines, tu devrais pouvoir mettre un peu d’animation dans leurs vies pitoyables et je me délecte de la jalousie des autres. Tous les coups sont permis mais je ne te laisse qu’une dizaine de minute Ella. »


Je ris, l’embrasse brièvement et donne un léger signe de tête en direction du groupe. La provocation. L’arrogance. Le mystère. L’orgueil. La fierté. L’imprévisibilité. Toutes choses font parties de moi et je fais tout pour soigner cette image sans jamais laisser apparente une faille qui pourrait laisser sous-entendre que je suis un être humain doué de sentiments humains et de paroles humaines. Rien ne doit laisser voir que je suis capable d’aimer plus une personne qu’une autre, ou encore que je peux laisser m’abattre par quelque chose. Tout n’est qu’attirance. Une attirance physique. Une attirance sexuelle. Une attirance par profit. Rien de plus et ce, quelque soit la personne.

« Cap ? »
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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Dim 2 Mai - 20:40

Connard. Ce type est un connard mais sans que ça ne surprenne pour autant, j’aime le voir agir comme tel. J’imagine qu’il a raison, que tant que ça ne me concerne pas, ça ne m’atteint pas plus que les éruptions volcaniques en Islande. Qu’il envoie une lettre, je ne suis pas contre l’idée, il peut tout aussi bien lui fixer une date de rencard et lui demander d’enfiler sa plus belle robe puis décider de ne pas venir en poussant le vice plus loin encore, envoyant un taxi la chercher et la déposer en pleine campagne avec pour seule compagnies vaches et brebis galeuses. Pauvre fille, si Andrea manque d’idées, il peut toujours compter sur moi, je ne suis pas si mauvaise. Comment réagissent les mecs niais lorsqu’ils se font jeter, une bonne question, je n’ai jamais eu de mecs niais dans ma vie. Dans mon lit peut être mais alors je ne me souviens pas. Les mecs niais c’est quoi exactement ? Ceux qui geignent sur mon répondeur ? Probablement. Ca me donne une idée. J’vais chercher un mec bien juste pour voir si mec bien rime avec mec niais pour ensuite voir comment ça réagit pour Andrea, que je soutiendrais quoi qu’il advienne, si il se lance dans des études de psychologie, car niveau expérience douteuses, si nous continuons à nous fréquenter même occasionnellement, il risque d’y avoir de nombreux sujets d’études et de nombreuses méthodes non conventionnées. La science a ses raisons, Andrea et moi les nôtres.

« J’oublierais pas, mais j’ai de très bonnes idées moi aussi, le radiateur c’était intelligent, mais la fausse limousine pour un faux week end à la campagne chez tes parents ça peut être bien sympathique aussi. Tu la fait déposer en pleine pâture par le chauffeur que bien sur tu payera une fortune pour ne pas qu’elle soit capable de le soudoyer par la suite et moi je peux orchestrer le vol de son i-phone 3G pendant la journée. J’ai des contacts Andrea. »

Je souris, sachant pertinemment que pour le coup j’ai des idées au moins aussi perverses que les siennes. Il en faut peu pour s’amuser et une espèce faible sans grand intérêt un cobaye plutôt sympa. Si j’avais pu émettre un avis sur le choix de la victime j’aurais bien proposé Anna, mais puisque Andrea lui accorde l’immunité pour l’instant, j’oublie l’idée. Oui je m’acharnerais plus tard, si j’en ai l’envie, pour l’instant, seul le plaisir du jeu arrive encore à soulever mon intérêt.

« Quant aux mecs niais qui se font jeter tu n’a qu’à m’en présenter un et tu pourras constater par toi même le résultat. Mais dans ce cas on échange de téléphone pendant 3semaines. »

Lui récolte les messages désespérés d’un mec bien et moi les sms mièvres de sa cruche d’Anna. « Mon Andrea chériii tu passes me prendre qu’on aille se promener tout les deux après avoir regardé twilight au fond de ton lit ? » Dieu, moi luttant contre l’envie de répondre un « Non désolée, je préfère m’envoyer en l’air avec ma cousine germaine. » mais bien sur j’oublie les groupies d’Andrea du moins toutes celles qui ont son numéro, même si c’est le genre d’info que de façon purement masochiste les filles de Londres se partagent. Je ne préfère pas imaginer ce qu’il pourrait faire de mon téléphone mais je me doute bien qu’il commencerait par coucher avec tout mon répertoire si il ne l’a pas déjà fait. Un tantinet taquin et pervers, ça ne m’étonnerais pas non plus qu’il foute en l’air ma réputation. Mais je le sonnerai de ne pas avoir cette idée lumineuse, qui m’obligerai par la suite à passer deux jours et deux nuit sur mon ordinateur portable pour trouver un hacker voulant arrondir ses fins de mois ou encore essayer tout les noms de chiens ridicule et dates importantes de la vie de Di Sanseverini pour trouver son mot de passe facebook pour y mettre des information erronées et loufoques dans son profil. Je lève les yeux au ciel puis sourit lorsqu’il me dit préférer se faire des films plutôt que d’en regarder. Je prend mon verre et avale une énième gorgée d’alcool fort, dans quelques minutes, je serais totalement en phase, mais pour l’instant je ne sens que ses dent dans mon cou. La sensation est étrange, d’abord de la douleur, puis une dose d’excitation plus intense encore que celle que provoque la cocaïne lorsqu’elle atteint mon organisme. Appréciant l’instant je finis par le repousser doucement avant de lui dire en riant.

« Doucement Edward Cullen. »

La comparaison est foireuse surtout quand on connaît Andrea, qui n’a rien en commun avec le vampire rabat joie du bouquin. Oui j’ai lu la série, oui j’ai pris Bella pour une conne, et oui je préfère largement Andrea, on ne se refait pas. Ce genre d’histoire ne peux toucher qu’une personne faible en pleine dépression, je ne juge pas, je constate juste. Une fille s’étant faite attachée au radiateur par Andrea sera beaucoup plus sensible à une belle histoire d’amour impossible plutôt qu’une fille comme moi qui assigne des missions pas vraiment cool au Don Juan de Londres dans le but de briser un couple. Le jeu reprend, c’est à mon tour de jouer. Me faire un offrir un verre par l’un des types maqués à la table d’à côté, rien de plus simple, il se trouve que par chance l’un d’eux s’avère être l’ex d’Emily, le vrai, pas Pattinson, il me connaît, c’est moi qui les ait casés avant qu’il ne se rende compte que la compétition avec un acteur de merde pouvait s’avérer horripilante. Lançant un regard entendu et provocateur à mon partenaire italien, je me lève important mon sac avec moi, me dirigeant d’une allure féline à la table du petit groupe d’amis ou une place vacante s’offrait à moi appartenant sûrement à une partie se repoudrer le nez. Soulevant mes cheveux dans un geste sensuel qui se veut naturel, je fixe ensuite mon regard sur l’un des garçon que j’ai autrefois envoyé dans les bras d’Emily la mythomane. Un garçon dont j’avais voulu me débarrasser par dessus tout car je n’avais jamais aimé sa coupe de cheveux.

« Hey Martin ! Je suis désolée pour Emily, elle a du te raconter pour Pattinson. J’aurais pas cru qu’elle te ferait à toi franchement. Alors comme ça tu as une nouvelle amie, tu nous présentes ? »

Il s’exécute, ça a toujours été un brave type. Sa copine grimace et je ne me gène pas pour multiplier les gestes plus ou moins sensuels. Les minutes passent et je sais pertinemment qu’Andrea me regarde au moins autant que son chronomètre. Voyant que je m’invite pour un moment il daigne m’offrir un verre. Victorieuse je l’avale d’une traite et le fait claquer de façon sonore sur la table avant de me retourner vers l’un des mec en couple que je peux qualifier de particulièrement mignon. Je m’approche de lui et attrape le col de sa chemise pour déposer mes lèvres sur les sienne rapidement avant de quitter la table sous les hurlement de sa copine qui lui reproche déjà son manque de réaction. Je me poste devant Andréa les bras croisé avant d’aller m’asseoir en face de lui. « Et maintenant ? »
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Andrea L. di Sanseverini

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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Lun 3 Mai - 17:05

Hell tu n’es qu’une garce. Mon sourire s’élargit alors qu’elle m’expose une idée qui tape exactement dans mes compétences. Et dans mes attentes. Oui, faire courir une fille, lui donner des espoirs. La faire languir. Lui faire miroiter un week-end de rêve, seule avec moi et mon côté Don Juan. La faire prendre en limousine avec un chauffeur muet comme une carpe puis l’abandonner, ne jamais venir. Ou bien venir, pour abuser de sa naïveté, lui faire visiter la demeure de campagne, allumer des chandelles s’il faut puis lui demander de me rejoindre dans le domaine, au clair de lune. Là, je ferme la totalité des portes, remonte dans ma Porsche et ne manque pas de la saluer d’un signe de la main avant de me casser et de la laisser au milieu de nulle part, loin de toutes banlieues de ville, esseulée parmi des plaines et des forêt sur des milliers d’hectares. J’aime beaucoup Hell. Ne serait-ce que pour nos similitudes. Nos facilités communes au manque fâcheux de pitié.
L’idée d’échanger nos téléphones m’attire tout autant. Nouveau répertoire. Tranquillité savoureuse. Plus d’Anna. La paix. L’amusement de recevoir des messages qui ne me sont pas destinés. Des appels tout aussi personnels qui ne m’appartiennent pas. Je médite silencieusement, laissant un sourire espiègle se dessiner sur mes lèvres. Pourquoi pas après tout ? Seul le risque plane qu’elle mette à sac ma réputation, qu’elle me dénigre et détruise le personnage. Oui. Elle le pourrait. Mais le risque n’est-il pas le même pour elle ? Je pourrais me faire plaisir et laisser courir malencontreusement des rumeurs sur elle. Di Sanseverini a parlé. Autant chez la population masculine, cela passera plus difficilement, autant chez les filles cela se répandra comme une traînée de poudre. Je passe machinalement ma langue sur ma lèvre inférieure, repoussant la question à plus tard tout en sachant que j’aurai du mal à résister à ce nouveau caprice. Echanger de téléphone avec Hell. Echanger de vie. Echanger de connaissances. Echanger de parents aussi soit dit en passant. La liberté sauvage de pouvoir répondre à n’importe quel caprice fantasque sans craindre que Padre nous appelle pour prendre généreusement des nouvelles de mon compte en banque ou ne réclame son repas dominical au restaurant hors de prix du quartier. Je peux tout échanger avec elle, ou presque. De lit même. Mais pas de voiture. De verres. De portables. De parents. D’amis. Mais d’orgueil ni même d’arrogance, la mienne pesant plus lourd dans la balance que la sienne ou du moins j’extériorise plus. J’aime cette image et la soigne, ce n’est pas un secret. Cela parti des agissements journaliers sans que ça n’inquiète plus personne…

Je la mords et sa remarque elle-même attaque ma fierté. Je grogne puis la traite de salope en riant. Sait-elle au moins que Cullen est raide dingue d’une conne et cruche de surcroît qui fait semblant de s’être amouraché de deux hommes – dont un particulièrement laid ? Il court aussi vite que Chuck Norris. Les deux clans de fanatiques s’affrontent. Et je préfère être arbitre… Moi. Cullen. J’en ris encore puis me dit que je n’ai pas fini de mordre elle selon quelques lubies désagréables pour les autres.

« Sache que Cullen est espagnol. Moi je suis italien. C'est pas tout à fait le même pays...»

Je la laisse partir, reprenant mon verre pour seule distraction du moment et me cale de façon à l’avoir correctement dans mon champ de vision et sourit en la voyant répéter gestes sensuels qui ne sont pas sans effet sur n’importe quel sujet de sexe masculin. Mes lèvres se pincent alors que déjà je devine la suite. Je surveille d’un œil vif, vidant mon verre d’une traite pour le remplir à nouveau à la suite. Je fais doucement tourner le liquide ambré dans le verre, hume l’odeur puis reprend mon observation. Sale gamine aguicheuse. Il y a peu de mecs véritablement potables dans le groupe mais tous sont maqués et j’attends évidemment le dérapage de Hell. Dérapage que me fera la haïr. Dérapage qui provoquera à coup sûr une jalousie sourde sans pareil. Même Edward Cullen peut aller se coucher face à moi. Je prends une nouvelle gorgée d’alcool, songeant que je vais être mort avant elle mais cette gorge n’est pas passée. Elle s’est retournée. Elle l’a embrassé. Je recrache la totalité de la boisson. Je m’attendais à quelque chose. Pas à ce qu’elle l’embrasse. Mes doigts se crispent autour du verre, à l’instar de ma mâchoire. Je lui ai demandé de se faire offrir un verre, pas d’aller embrasser tout ceux qu’elle trouve à son goût. Je sens battre le sang dans mes veines. J’ai toujours mal supporté ce genre de comportement et c’est parfaitement égoïste de ma part. Si je n’ai aucun mal à tromper les autres, je n’aime pas voir une fille qui m’attire aguicher d’autres mecs, d’autant plus s’ils sont en couple. Il est où l’intérêt là dedans ? Je détourne la tête, restant inexpressif à son retour. Mon comportement me perdra. Je l’ignore, entamant à nouveau franchement mon verre. Si demain je ne finis pas par rendre tout ce que contient mon organisme, c’est que je ne suis définitivement pas humain. Un regard méprisant. Le silence. Une nouvelle gorgée. J’hausse à peine un sourcil et soupire. D’accord. Stoppons l’alcool. A nouveau un regard noir vers Hell puis je repousse mon verre, sachant que je ne souhaite pas finir ivre à ne pas tenir debout. Ivre à ne plus avoir de classe. Un violent frisson parcourt mon échine. Reste la drogue. Je finis par me détendre, et esquisser un sourire. Je crois que oui, à moins que l’alcool ne m’achève avant.

« T’es vraiment qu’une conne Hell… »


Je ris, et l’attrape par le poignet pour l’attirer à moi. La vulgarité fait partie du personnage et parfois je me demande si être moi-même signifierait être différent de ce que je suis maintenant. Est-ce que je serais un mec normal, crétin fini et qui espère avoir une femme, un monospace, des gosses et un chien en guise de décoration sur la pelouse. Non. Je suis moi. Et moi est un connard. Je souris, satisfait de cette réponse brêve et précise, posant mes lèvres sur la gorge d’Hell.

« Si je continus de boire je vais passer ma nuit à gerber. Mais je peux toujours me droguer mais je dois...t’attendre car te laisser lucide serait catastrophique... »
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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Mar 4 Mai - 17:30

J’arque un sourcil alors qu’il me traite de conne, qu’ai-je fait encore ? Embrasser ce type ? Pure provocation. Certes on ne pouvait pas nier qu’il était tout à fait dans le style recherché, mais je ne fais pas dans les mecs à relation stable, ils ne m’intéressent pas. Pour une soirée peut être, un verre voir une nuit, s’il s’avère impossible de déconsidérer le taux d’alcool et de came dans mon système sanguin. Je saisis, Andrea et jaloux et je ne peux m’empêcher de sourire à cette perspective peut être un tantinet moqueuse, sachant qu’avec Anna mon comportement est pour ainsi dire presque le même. Andrea Di Sanseverini jaloux, qui l’aurait cru ? Anna peut être dans une tentative hasardeuse pour susciter sa jalousie avec un de ces mecs tout à fait banals qu’elle imaginerait s’intéresser à elle. Pauvre fille. Mon regard se tourne un instant vers l’homme ahuri que je viens d’embrasser subissant un de ces savons qu’il ne sera pas prêt d’oublier avant d’intercepter le regard froid dans d’Andrea qui pour le coup ne manque pas d’expressivité. Il semble finir par se laisser aller et daigne sourire. M’attirant vers lui il fini par déposer ses lèvres sur mon cou là ou loge désormais une marque de dents plus ou moins imposante, qui ne s’estompera que dans l’espace de quelques jours.

Je repense à la morsure et l’image du vampire ne me semble que trop appropriée à notre situation actuelle. Je pense à Andrea, à moi, a nos âmes mortes putréfiées par le pognon et le sexe, l’orgueil et la vanité, cherchant avidement et maladivement à emplir le trou béant qu’elles laissent. Les vampires se nourrissent de sang, symbole, humeur ultime de la vie, nous nous annihilons l’espèce humaine, nous nous jouons d’elle tout en la méprisant lorsqu’elle s’avère capable de savoir trouver du sens là ou nous sommes confrontés à la nuit. Nous aspirons avec un plaisir démesuré, la vie chez d’autres lorsque en bon lâches nous décidons de nous conformer à un modèle social corrompu qui n’a que pour seul attrait le culte de l’apparence alors que d’autres sont tout bonnement capable de vivre sans cette lucidité bouleversante, qui nous, nous accable. Nous vivons d’alcool et d’excès, dormons le jour, vivons la nuit, sans aucun but à atteindre comme dans un mauvais jeu vidéo refait trop de fois au gameplay mal adapté qui se trouve être trop facile et qui supprime le goût de la victoire, de l’accomplissement ressenti quand vient la finalité. L’image est mauvaise, et pourtant le jeux de rôle semble être un divertissement de saison et indémodable.

De toute évidence, j’envie ces gens, j’envie ce type et ses disputes de couple, qui dureront à tout casser une demi heure et qui pour tout se réglera sous l’oreiller avec un baiser, une longue conversation, un enchevêtrement de mots et de phrases rassurantes qu’il croira, parce qu’il sait très bien qu’on avance pas sans pardon, eux savent pardonner, nous nous vivons dans la rancune, dans le dégoût de nous même et dans l’incapacité à croire qu’il y ai réellement quelque chose de suffisamment attrayant pour s’abstraire d’une existence aussi chaotique. L’envie laisse souvent place à la jalousie et la suite logique j’imagine est cette violente envie de destruction, ni plus ni moins qu’elle exerce sur Andrea et moi. Nous regardons ces gens, imaginant que trop bien le bonheur pourtant arbitraire qu’ils consomment à coup de sourire francs, de manifestations d’amour mièvres à travers lesquelles perle l’insouciante à l’état brut. Cela me fascine autant que cela m’écœure, une nouvelle fois bouffée par cette lucidité qui me saute aux yeux. Nous ne seront jamais comme ces gens, car nous n’auront jamais le cran de foncer dans un mur en s’en briser l’égo, se laisser aller à l’éventualité de mener une vie clichée avec le chien, la grande maison, les gosses et la carrière florissante. Même l’amour n’a plus rien d’exceptionnel pour ceux qui en manipulent le fonctionnement, si bien qu’il en vienne à ne plus tomber amoureux. Possession. Jalousie, dépendance, trois mots, qui donnent un sens précis à un terme qui fait rêver depuis des siècles. Rien de tellement onirique en fait. Mon regard se tourne instinctivement sur Andrea, sur ses pupilles dilatée, mais je n’y vois que le reflet de ce que je suis. Identiques nous partageons le même mal, dans un endroit criblé de gens bien comme il faut, trop bien pour nous. Je prend un verre, un autre, puis encore un autre et ça ne suffit pas. Andrea a raison, pour clôturer cette soirées idyllique, nous passeront notre nuit à vomir à cracher nos poumons dans la cuvette des toilettes, et non. Ce n’est pas ce dont j’ai envie. Mon regard désillusionné se perd dans celui d’Andrea une nouvelle fois et je caresse sa joue avant de sourire tristement.

« Nous sommes pitoyables et tu le sais. Dis Andrea, tu crois qu’on va finir comment toi et moi ? Tu vas épouser Anna et continuer à le tromper jusqu’à ce t’en sois plus capable ? Tu as raison droguons nous, la lucidité, c’est tout sauf bon. »

Je prend mon sac, et me lève, je ne suis pas en colère contre lui mais contre moi. Le dégoût atteint un point de non retour, et je ne vois que la drogue pour l’apaiser. Alors je prend la direction des toilettes, me tape un rail, puis oublie. Je reviens, et m’assois à ma place plantant mes prunelles dans les siennes. Bientôt mes membres se détendent, mon rythme cardiaque s’accélère, tandis qu’une sensation d’extrême puissance m’envahit. Ma lucidité s’efface peu à peu se transforme en orgueil démesuré, annihilant le reste avec une facilité qui en déconcerterais plus d’un. Je ne pense plus à rien, j’ai juste envie de m’amuser ce soir, quitte à le regretter le lendemain. La musique se fait plus forte et l’envie me prend d’aller me mêler à la masse de corps se déhanchant sur la piste sur quelques tubes du moment. Fixant Andrea, je danse aussi salement que je le peux. Je sombre.
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Andrea L. di Sanseverini

« Je suis beau, je suis riche mais je suis lucide.»


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Et sinon ?
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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Jeu 13 Mai - 17:43

Je sais qu’elle est consciente de ma jalousie, ce qui fait prendre un peu plus l’eau au navire mais je ne fais aucune remarque, sachant que je ne peux m’en prendre qu’à moi de laisser filtrer de telles émotions. Je m’accorde le bénéfice du silence, de l’oubli, aidé par l’alcool qui circule dans mes veines, qui intoxique mon sang et ma lucidité. Sa phrase insinue une douleur étrange dans la poitrine et je manque d’air mais ne dis pas un mot, tentant vainement de trouver une réplique cinglante pour remettre Hell et ses idées morbides d’aplomb. Mais elle m’échappe. Elle se lève et par aux toilettes pour se droguer. Dépité je rumine mon impuissance puis ferme les yeux, comme pour laisser mieux la boisson s’infiltre dans chaque parcelle de mon être. Je m’immerge dans la musique forte, la chaleur, les vapeurs de vodka, de tequila ou de bières. Lorsqu’elle revient s’asseoir je rouvre les yeux et profite de ses derniers instants de conscience pour prendre son visage entre mes mains, le front appuyé contre le sien.

« Jamais je ne me marierai avec Anna. Notre relation n’est pas faite pour durer. Je finirai seul, à abuser de n’importe quelle âme trop innocente et tu seras pareille, ou presque. Tu ne seras pas maqué, ou du moins, pas pour le grand amour Hell. Alors oui on est pitoyables, oui on mène une vie de décadence, oui on n’attendra jamais la perfection naïve de la sentimentalité mais on sera toujours deux alors joue pas à la plus conne. Si tout fout le camp, notre relation sera toujours là. Toujours. »


Je baisse le regard et l’embrasse, me doutant qu’il y a une chance pour que demain elle ne se souvienne de rien, qu’elle ne parvienne pas à se remémorer des mots que je ne prononcerai pas deux fois, et encore moins une fois sobre. Cette idée me noue la gorge et je sens que la moindre goutte d’alcool supplémentaire serait une erreur grossière de débutant. La pensée qu’elle ne sache pas ça me dérange tout en m’apaisant car moi-même je préfère ne pas m’y intéresser lorsque je suis sain. J’oublie volontairement le fait que malgré nos remarques désagréables, nos insultes, nos engueulades, nos soupirs d’exaspération, nous ne changerons jamais et qu’on n’échappe pas à la règle des amitiés solides et immortelles. On fuit les contraintes, la réalité, le bon sens, la logique, les règles, la bienséance mais tout ça pour se voiler la face, cela revient cher et il n’y a que l’alcool qui, durant un laps de temps très court, nous révèle une vérité brutale mais franche.

Je pose deux doigts sur mes lèvres tandis qu’Hell me quitte pour rejoindre la piste de danse sans me quitter du regard et je ris de cette provocation si franche. Je me délecte de cette vision durant quelques minutes puis me décide à la rejoindre. Les bains de foule n’ont jamais été quelque chose d’agréable, sauf lorsqu’il faut rejoindre une fille, là je concède plus facilement, et encore plus s’il s’agit d’Hell. Je retrousse les manches de ma chemise, craignant de mourir de chaud, à cause de la boisson, à cause de ce monde, à cause du lieu clos. J’affiche un sourire en coin, conscient de notre dérapage commun, conscient qu’on finira dans un sale état mais qu’on sera deux. Comme souvent. Je la ramènerai chez moi sans doute, simplement parce que cela fait longtemps que mes parents ont déserté pour aller loger ailleurs, dans un appartement hors de prix. Par bonne conscience mon père passe des fois mais qu’est ce que j’en ai à foutre. Il a déjà vu Hell un bon nombre de fois et pas toujours sobre mais il ne s’est jamais permis de remarque à ce sujet, connaissant l’ampleur de la haine que je pouvais lui vouer au moindre mot mal placé.

Je fais abstraction du reste des gens tout en sachant qu’on fait attraction pour ce soir. Voir Hell seule c’est normale, voir di Sanseverini flâner en soirée avec un verre à la main, c’est parfaitement banal mais les voir ensemble ça fait grinçer des dents, cela laisse les ragots parmi les groupes de poufiasses qui ne sont bonnes qu’à ça, et ça provoque une inimitié commune dans les groupes de mecs lourds. A deux nous sommes de la pire espèce. Des connards que personne n’aimerait croiser. Par chance pour tout ces gens, on n’est pas en couple après tout et ça sauve des têtes, cela évite quelques dépressions nerveuses, passages à tabac et crêpage de chignon.

Je me rapproche un peu plus d’elle. En temps normal j’évite d’aller danser mais l’alcool me pousse toujours à faire ce que j’aime moins. Je ne sais jamais pourquoi je fais tel geste au lieu d’un autre. J’entretiens des relations étranges mais ça m’importe peu.

« Cap d’échanger de vie ? De téléphone, de baraque, de parents, de clebs, de compte messenger ou facebook ? Deux semaines. Deux semaines pendant lesquels tu fais ce que tu veux des messages d’Anna. Je ne t’imposerai même pas de limite avec elle. Cap Hell ? » lui dis-je à l’oreille malgré le bruit ambiant.

Je plante mon regard dans le sien, les yeux défiants et plein d’amusement. Je me fiche de devoir affronter ses parents durant deux semaines, bien au contraire. Je suis capable de tout, simplement pour me distraire. La seule condition est que notre relation doit rester inchangée. Je ne supporte pas la mise à l’écart, l’éloignement. Je suis bien trop jaloux, trop impulsif, pour supporter de me voir vulgairement remplacé.

« Sors de ce quotidien horrible Hell. Fais moi confiance… »

Je ris à nouveau puis l’attire à l’écart de la foule pour la pousser contre un mur. Même soûl je reste une espèce d’enfoiré comme avoir le pouvoir.

« Alors chérie, cap ou pas cap ? »

J’esquisse un sourire moqueur puis laisse courir mes doigts de sa joue jusque dans son cou où une marque commence à se dessiner nettement. Oui, le pouvoir.
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MessageSujet: Re: "Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell Jeu 13 Mai - 19:02

Ses paroles me reviennent sans que je ne puisse contrer leur effet. Sa lucidité a quelque chose d’effrayant et pourtant elle aussi tranchante que la mienne, peut être même moins nuancée quant à mes chances de sortir de ce cercle un jour. Face à ma propre perdition, la vérité semble nettement plus claire et Andrea est dans le vrai, même si j’aimerai probablement qu’il se trompe. Un sourire triste vient se dessiner sur mes lèvres, tandis que je songe une nouvelle fois à tout ces gens qui se leurrent encore avec un plaisir démesuré et innocent. Je lis dans certains regards de l’espoir, de la peur, de l’appréhension mêlée à l’excitation que provoque le plaisir de rencontrer cette personne avec qui s’affranchir du reste pour la félicité. La drogue alourdit lentement mon jugement, et je la laisse décimer sans contraintes tout ce qu’il me reste tout laissant Andrea s’approcher et déposer ses lèvres sur les miennes, me disant que malgré le temps, malgré nos conneries et nos désillusions mutuelles, notre relation en demeurera inaltérable. Mon regard se pose sur Andrea et je lui souris, réalisant que r^ver lorsqu’on détient ce qu’il y a de meilleur n’a rien de réellement utile. Nous seront deux quoi qu’il advienne, et j’imagine que cette unité qui nous lie suffit à ne pas regretter nos choix. Evidemment, j’aurais pu tester la vie de copine parfaite avec le type parfait sous tout point de vue, mais je n’en serais pas moins resté la garce que je suis, la garce pour qui seul Andrea peut avoir la moindre estime. Je brise des couples, allume des mecs, explore les tréfonds de la déprave, touchant du doigt la folie et les immondices de ce monde corrompu sous tout points. J’éprouve la plus grande joie a avoir dans cette descente aux enfers, le partenaire idéal ou tout au moins l’homme de la situation. Ensemble nous touchons le fond, comme ce soir, mais Andrea a raison, nous restons ironiquement et inlassablement deux.

La fièvre arrive et mon corps se tord au rythme de la musique trop forte de la boite de nuit. Je vois des visages beaucoup de visages qui me dévisagent et me déshabillent honteusement, mais je ne fais rien pour arrêter cette danse scandaleuse, un seul de ces regard m’intéresse et c’est avec lui que je joue la carte de la provocation, lui sur qui mon regard se pose. Il me rejoint, sous les regards fasciné de quelques têtes .encore tournées vers nous. Nous somme la mauvaise réputation incarnée et nous nous en amusons. Mais ce soir l’alcool et les substances illicites semblent avoir une incidence sur notre retenue. Alors qu’il s’approche de mon oreille je sens son souffle et frisonne alors qu’il me demande d’échanger de vie. Sous cette forme il s’agit encore d’un défi, et loin de ma réalité je ris, comme une enfant à qui on proposerait un jeu idiot. Je ne pense à rien pas même à ma mère et a sa décadence, a la honte qu’elle peut m’inspirer. Je ris et j’accepte.

« Cap, je sortirai ton chien mais pas Anna, tu n’aura qu’à jeter les bouteilles de ma mère et mon mot de passe facebook c’est juste ma date de naissance, je fais pas dans l’originalité pour des conneries pareilles. »

Je souris et l’embrasse , alors qu’il m’attire vers un mur avant de ma demander si je suis réellement capable de céder à sa lubie et la réponse se fait sans appel.

« Cap Andréa. »

Avec lui, il n’y avait pas grand chose dont je n’étais pas capable. En règle générale les gens se refusent à ce genre de jeux par peur du jugement, pour ma part, peu m’importe. Je serai inlassablement cette vilaine fille a la réputation ternie par son attitude de garce, loin du stéréotype de la petite fille à papa adorable et plein de projets d’avenir à la con. Je n’ai rien que l’estime d’Andrea, et je dois dire que pour l’instant ça me suffit amplement. Mes pupilles dilatées par l’alcool et la drogue brillent d’un éclat étrange. Je me saisis de sa main et l’entraîne à l’extérieur.

« Soit, j’en ai marre de cette boite, ces gens me dépriment Andreaaa, viens on va chez toi, enfin chez moi. J’ai envie d’investir mon nouveau terrain de jeu, par contre rassure moi, tu as changé les draps. »

Je souris, puis rit joyeusement comme une enfant. L’air frais de dehors contraste avec l’atmosphère étouffante du bar que nous venons de quitter. Si la température en baisse me déclenche un léger frisson, cela en reste agréable. Le trajet se veut rapide, la conduite sportive d’Andrea ne me surprend plus et j’y prend même un certain goût. Il roule vite, trop vite peut être, mais la sensation de liberté qui accompagne notre course et proprement enivrante. Nous arrivons ensuite devant son appartement que je ne connais que trop bien et j’imagine alors Anna seule dans sa chambre à attendre qu’il rentre alors que ce n’est sûrement pas avec elle qu’il finira la soirée. Cette sensation de puissance provoque toujours chez moi un certain plaisir pervers, bien que je lutte foncièrement contre celui-ci. N’ayant rien à envier à cette fille, ma jalousie déplacée me fait souvent honte. Anna. Si ce n’était pas elle, s’en serait une autre. La jalousie étant quelque chose de particulièrement difficile à appréhender j’éprouve les plus grandes peines du monde à lutter contre ses manifestations.
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"Je suis beau je suis riche mais je suis lucide et ça fout tout en l'air." • Sweeney Hell

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